Massacre dans une ferme pédagogique: quatre mineurs interpellés

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La rédaction de France-Soir
Publié le 01 août 2019 - 14:09
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Quatre mineurs ont été interpellés après le massacre d'animaux d'une ferme pédagogique de l'Aube. (Illustration)
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Quatre mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue dans l'Aube mercredi 31 après la découverte de 16 animaux tués dans une ferme pédagogique de Méry-sur-Seine lundi 29. Ils sont tous âgés de 16 à 17 ans.

Des arrestations ont eu lieu après la macabre découverte faite à la ferme pédagogique de Méry-sur-Seine, dans l'Aube, lundi. Ce matin-là, 16 animaux pensionnaires de l'établissement ouvert il y a quelques semaines ont été retrouvés morts, visiblement martyrisés avant d'être abattus.

Des canettes de bière ainsi que des bâtons avaient par ailleurs été retrouvés sur les lieux.

Une enquête a immédiatement été ouverte pour identifier les suspects et mercredi, quatre mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue.

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Ces quatre mineurs seraient âgés de 16 à 17 ans selon France 3 Grand-Est et l'un d'eux serait même originaire de la commune. Leur garde à vue devrait se poursuivre jusqu'à ce jeudi 1er août, à l'issue de celle-ci ils devraient être présentés à un juge pour enfants.

La directrice de la ferme a dit être "soulagée" après ces arrestations, bien que les suspects soient toujours présumés innocents. "J'ai plusieurs questions: Pourquoi? Même si je pense que ça va nous faire du mal, comment ça s'est passé? Et puis qui sont-ils? Quel est le parcours de vie de ces jeunes pour en arriver à faire cela?", s'est ensuite demandé Nathalie Kabbani, toujours choquée par le meurtre de la dizaine d'animaux.

Un lapin et des volailles ont semble-t-il vécu un calvaire avant de succomber. Seuls six animaux sont encore en vie sur la vingtaine qui était hébergée là. Un mouton, encore vivant après l'attaque, a dû être euthanasié pour abréger ses souffrances. "Il lui manque une partie de la calotte crânienne, l'œil gauche est perdu. Je ne vois pas bien avec quoi cela a pu être fait", expliquait ainsi un vétérinaire lundi.

Un jars quant à lui ne peut plus marcher. Son aile est en plus brisée et il aurait subi un traumatisme crânien.

Face aux actes de barbarie qu'ont subi les pensionnaires de cette ferme pédagogique, une cagnotte en ligne a été lancée. Mercredi, plus de 20.000 euros avaient été récoltés.

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