Médecin empoisonneur de Besançon: la Polyclinique avait déposé une plainte en 2009 suite à des cas suspects

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Médecin empoisonneur de Besançon: la Polyclinique avait déposé une plainte en 2009 suite à des cas suspects

Publié le 07/03/2017 à 10:11 - Mise à jour à 10:18
©Philippe Huguen/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Un médecin-anesthésiste de la clinique Saint-Vincent à Besançon, a été mis en examen lundi 6 pour sept empoisonnements, dont deux mortels. La Polyclinique où il exercait en 2009 fait état de trois cas suspects qui ont pu être ranimé à temps.

L'affaire fait grand bruit dans le milieu médical du Doubs et de Franche-Comté. Un médecin-anesthésiste de la clinique Saint-Vincent à Besançon a été mis en examen lundi 6 pour sept empoisonnements, dont deux mortels, commis sur des patients entre 2008 et 2017. Les faits concernent des personnes âgées de 37 à 53 ans. Deux sont mortes d'arrêts cardiaques suite aux doses des substances administrées (dont le détail n'est pas précisément connu): l'une en 2008, l'autre en 2016. Ils se sont déroulés entre 2008 et janvier 2017 lors d'opérations à la clinique Saint-Vincent de Besançon, où exerçait jusqu'à présent le praticien, et à la Polyclinique de Franche-Comté.

Très rapidement lundi soir, la Polyclinique de Franche-Comté a produit un communiqué pour réagir, révèle L'Est Républicain.

"Trois événements graves périopératoires ont eu lieu en 2009 sur une courte période, tous trois ont été efficacement réanimés sans décès à déplorer. Les circonstances de ces événements ont donné lieu à une enquête interne. Ces faits troublants ont conduit l'équipe médicale et la direction à avertir les autorités (...). Une plainte avait été déposée auprès du Procureur de la République", a rapporté le président de la Conférence médicale d'établissement de la Polyclinique, le docteur Pascal Petit.

Et d'ajouter: "que depuis aucun fait de cette nature n'a été à déplorer à la Polyclinique. Le praticien mis en cause n'a exercé dans notre établissement que sur une courte période en 2009. Les faits récents faisant l'objet d'une enquête ne concernent pas notre établissement. La communauté médicale, sous le choc, se tient à la disposition des enquêteurs".

Seule certitude dévoilée par l'enquête en cours: le suspect ne connaissait pas personnellement les différentes victimes. Les investigations vont se poursuivre pendant plusieurs mois pour faire la lumière sur chacun de ces cas qui s'étalent sur pratiquement dix ans. Le parquet a demandé le placement en détention du suspect, qui nie les faits qui lui sont reprochés. S'il est reconnu coupable d'empoisonnement volontaire ayant entraîné la mort, il encourt jusqu'à 30 ans de prison.

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Un médecin-anesthésiste de la clinique Saint-Vincent à Besançon, a été mis en examen lundi 6 pour sept empoisonnements, dont deux mortels.

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