Mont-de-Marsan: les parents du petit Killian, 4 ans, sous-alimenté et frappé à mort, condamnés à 15 ans de réclusion criminelle

Mont-de-Marsan: les parents du petit Killian, 4 ans, sous-alimenté et frappé à mort, condamnés à 15 ans de réclusion criminelle

Publié le 12/10/2016 à 07:57 - Mise à jour à 07:58
©Damien Meyer/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Ils battaient leur enfant né avec une malformation cardiaque et pulmonaire "pour avoir la paix". Les parents de Killian, mort en 2010 en ne pesant plus que dix kilos, ont été condamnés par la Cour d'assises des Landes.

Violemment battu par ses parents, sous-alimenté, et finalement mort des coups portés et des mauvais traitements infligés. Les parents du petit Killian, décédé à l’âge de 4 ans, ont été condamnés mardi 11 à 15 ans de prison pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" par ma Cour d’assises des Landes, à Mont-de-Marsan. Le verdict est conforme aux requisitions de l’accusation (les parents risquaient même 30 ans de prison), même si les deux coupables, des trentenaires, conserveront, derrière les barreaux, l’autorité parentale sur leurs quatre autres enfants. La grand-mère paternelle a également été condamnée à six mois de prison avec sursis pour violences sur l’enfant.

Les deux parents ont reconnu à la barre le traitement abominable qu’ils imposaient à leur fils, né avec une malformation pulmonaire et cardiaque. Des "grosses claques derrière la tête" pour un enfant qui, selon ses bourreaux, "n’était pas propre" ou "ne mangeait pas assez vite", des coups pour "avoir la paix", les brimades infligées aussi bien par la mère que par le père (qui n’est pas son parent biologique mais l’a reconnu à la naissance) sont nombreuses. Pourtant, l’autopsie du petit garçon n’a pas permis de définir les causes exactes de la mort.

Le 27 avril en effet, lorsque l’enfant est retrouvé mort au domicile familial, c’est une petite victime ne pesant que dix kilos à presque cinq ans, et couvert de lésions auquel font face les experts, qui mettront en outre en évidence la présence d’Atarax, un médicament anxiolytique, dans l’organisme de Killian.

Le procès des parents a aussi mis en lumière les carences des services de protection de l’enfance qui n’ont pas donné suite aux nombreuses alertes qui avaient été émises quand le petit garçon était encore vivant, et qu'il habitait à l’évidence dans une famille à problèmes. Une psychologue, experte au procès, décrira même, en parlant de la mère d’une "vie de misère depuis l’enfance" et d’ "une éducation sans repères et la reproduction inconsciente de schémas familiaux".

 

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Les parents risquaient jusqu'à 30 ans de prison.

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