Mort d'Alexia sur l'île d'Oléron: le lycéen interpellé avoue

Mort d'Alexia sur l'île d'Oléron: le lycéen interpellé avoue

Publié le 27/04/2016 à 18:42
©Xavier Leoty/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

Le lycéen interpellé mardi à Oléron dans le cadre de l'enquête sur la mort de la jeune Alexia en février, a reconnu les faits, a annoncé le Parquet de La Rochelle ce mercredi. Comme la victime, le jeune homme était scolarisé au Centre expérimental pédagogique maritime à Oléron (Cepmo), un lycée accueillant des élèves en difficulté scolaire, en rupture avec l'institution ou avec leur famille.

Un lycéen de 16 ans interpellé mardi 26 à Oléron (Charente-Maritime) dans l'enquête sur la mort d'Alexia Silva Costa, une adolescente de 15 ans scolarisée dans le même établissement que lui, a reconnu les faits, a annoncé le Parquet de La Rochelle mercredi. L'élève de seconde avait disparu sans laisser de traces le 1er février et son corps n'avait été retrouvé que le 10 mars, dans un trou d'eau situé non loin de son lycée. Un jeune suspect a été interpellé mardi en fin d'après-midi par les gendarmes de la section de recherches de Poitiers. Il était scolarisé, comme la victime, au Centre expérimental pédagogique maritime à Oléron (Cepmo), un lycée qui accueille notamment des élèves en difficulté scolaire, en rupture avec l'institution ou avec leur famille, et "s'efforce de les socialiser et de les responsabiliser". Placé en garde à vue, le lycéen "a reconnu les faits sur lesquels il est en train de s'expliquer", a indiqué ce mercredi dans un communiqué laconique la procureur Isabelle Pagenelle, sans autre précision.

Selon le site internet du Parisien, l'adolescent aurait évoqué une dispute ayant mal tourné, sur fond de rivalité amoureuse. Alexia Silva Costa avait été aperçue pour la dernière fois le 1er février vers 17h30 avec son téléphone portable, alors qu'elle quittait son lycée, implanté dans un parc forestier clos de 16 hectares dans le sud de l'île d'Oléron, au bord du bassin de Marennes-Oléron. La jeune fille venait d'échanger des SMS anodins avec un ami à Lyon, et son portable a cessé d'émettre très peu de temps après. Seuls son sac et sa bicyclette avaient été retrouvés au lycée après sa disparition soudaine.

Plusieurs jours d'intenses et vaines recherches sur l'île avaient mobilisé une quarantaine de gendarmes, une centaine d'élèves-gendarmes, quelque 200 habitants, un hélicoptère et des maîtres-chiens. L'enquête, d'abord ouverte pour disparition inquiétante, avait été rapidement requalifiée en "enlèvement et séquestration". Le 10 mars, le corps d'Alexia était finalement retrouvé dans un trou d'eau, dans un parc forestier de la commune de Saint-Trojan-les-Bains, non loin du lycée. Il était soigneusement dissimulé sous des végétaux, rendant ainsi sa découverte particulièrement difficile.

A l'époque, le Parquet de La Rochelle avait fait savoir que l'hypothèse privilégiée par les médecins-légistes était une mort par asphyxie. La jeune fille ne semblait pas avoir subi de violences sexuelles, selon les conclusions provisoires de l'autopsie, les seules à avoir été rendues publiques à ce jour. Le site du Parisien affirme toutefois ce mercredi qu'Alexia a été tuée à l'aide d'un couteau, un élément jusqu'ici tenu secret par les enquêteurs, qui auraient retrouvé une arme correspondant aux plaies de la victime.

Le parquet de la Rochelle a annoncé qu'il donnerait de plus amples précisions sur l'affaire jeudi après-midi, par communiqué ou lors d'une conférence de presse. La disparition, restée inexpliquée durant plus d'un mois, puis la découverte du corps d'Alexia, avaient profondément ému la commune de Saint-Trojan-les-Bains (Charente-Maritime), où elle demeurait. Une marche blanche avait rassemblé le 16 mars, près de 800 personnes sur un parcours d'un kilomètre, entre la place centrale du village et le front de mer.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Le suspect aurait évoqué une dispute ayant mal tourné, sur fond de rivalité amoureuse.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-