Paris: une militante transgenre violemment agressée en pleine rue pour "son orientation sexuelle"

Paris: une militante transgenre violemment agressée en pleine rue pour "son orientation sexuelle"

Publié le 13/04/2017 à 12:46 - Mise à jour à 13:08
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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A Paris dans le quartier du Marais, une militante transgenre de 59 ans s'est faite violemment agresser en pleine rue "en raison de son orientation sexuelle" début avril. Après avoir porté plainte, elle a décidé de témoigner.

Émilie Dauby est la responsable Île-de-France de l’Association nationale transgenre. Mercredi 5, dans la rue Beaubourg située dans le quartier du Marais, cette femme transgenre s'est faite agresser a révélé le centre LGBT de Paris ce mercredi 13. Sévèrement blessée sur de multiples parties du corps, elle a témoigné.

C'est "en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre" qu'Emilie Dauby s'est faite agresser début avril, indique la plainte qu'elle a déposée au commissariat du 3e arrondissement a rapporté Le Parisien. La militante de 59 ans a le nez fracturé, des blessures à l'arcade sourcilière et doit porter une minerve pour soulager ses cervicales douloureuses. Une incapacité de travail de 11 jours lui a été assignée.

Emilie Dauby assurait la permanence du centre LGBT le jour de l'agression. Vers 14h30 elle est allée prendre un café à la brasserie d'en face lorsqu'un motard l'a frôlé et a manqué de la renverser. "Je l'ai traité de c...", a expliqué la victime. Une insulte qui a poussé le motard à descendre de son véhicule et à s'approcher de la militante. "Quand il a vu que j’étais une femme transgenre, il a commencé à me bombarder d’injures transphobes. Puis il a commencé à me pousser". Les insultes "enc... de travelo" ou "sale pédale" ont été entendues, témoigne Emilie Dauby. Lorsqu'elle a tenté de prendre la fuite, l'homme ne lui a pas laissé le temps de rejoindre le café et lui a donné un coup de poing au visage suffisamment violent pour l'a projeter au sol.  Puis: "Il m’a décollé du sol et m’a envoyé valdinguer contre la vitrine du bar", a raconté la victime à LCI.

"Des clients du café l’ont mis en fuite alors qu’il s’apprêtait à me frapper à coups de pied alors que j’étais à terre", a ajouté Emilie Dauby. L'identité de son agresseur n'a pu être déterminée en raison du casque intégral de moto qu'il a conservé sur la tête. En revanche le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule a pu être relevé par des témoins. Epargnée par les violences physiques jusqu'à son agression, Emilie Dauby témoigne d'une violence verbale à laquelle elle est plus accoutumée. "Moi, je n’avais encore jamais été victime d’une telle agression physique (...) les agressions verbales sont en revanche fréquentes. La plus violente d’entre elles, c’est quand on m’appelle volontairement Monsieur… comme pour nier mon identité ", a-t-elle expliqué.

Sur Twitter, la maire de Paris Anne Hidalgo a réagi: "Soyons unis contre la haine de l’autre". L'adjointe chargée de la lutte contre les discrimination a pour sa part indiqué que: "Paris ne tolérera jamais la haine et la transphobie".

En 2016, SOS Homophobie a enregistré 63 témoignages d’actes transphobes.

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La militante de 59 ans a le nez fracturé, des blessures à l'arcade sourcilière et doit porter une minerve pour soulager ses cervicales douloureuses.

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