Pau: les personnes ivres interpellées dans la rue devront payer 120 euros

Pau: les personnes ivres interpellées dans la rue devront payer 120 euros

Publié le 28/03/2018 à 16:48 - Mise à jour à 17:11
©Bebert Bruno/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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A partir du 1er mai prochain, les personnes ivres interpellées sur la voie publique devront payer une amende de 120 euros pour les frais de transport engagés par la police municipale. Une somme qui s’ajoutera à la contravention de 2e classe prévue en cas d’ivresse dans la rue.

Une amende de 120 euros: c'est ce que devront payer les personnes ivres interpellées à Pau (Pyrénées-Atlantiques) sur la voie publique. Une somme relativement importante qui couvrira les frais de transport par la police municipale et qui s’ajoutera à la contravention de 2e classe prévue en cas d’ivresse dans la rue (jusqu'à 150 euros).

Applicable à partir du 1er mai prochain, ce dispositif a été validé lundi soir par une délibération du conseil municipal. Il a pour but d'être dissuasif et de permettre également de lutter contre les incivilités.

Selon les estimations faites par la municipalité, environ 150 personnes seraient interpellées chaque année par la police municipale pour cette raison, des infractions qui nécessiteraient la mobilisation de plusieurs agents et qui représenteraient un coût important pour la collectivité en raison des frais de transport. Face à ce constat, la mairie a donc voulu réduire ces interventions en imposant une amende plutôt salée afin que les policiers puissent éviter tous ces déplacements et se focaliser sur d'autres affaires.

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Car pour chacune d'elles, au moins deux fonctionnaires sont appelés: ils doivent dans un premier temps les accompagner aux urgences de l'hôpital de Pau afin qu'ils puissent faire l'objet d'un examen médical. Et doivent ensuite, s'ils le peuvent, les placer en cellule de dégrisement. Des opérations qui durent en moyenne trois heures.

A noter que la ville de Pau n'est pas la seule à avoir ou à vouloir mettre en place une telle mesure: plusieurs autres villes françaises ont également pris des arrêtés similaires à l'instar d'Orléans (Loiret), Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Castres (Tarn) et Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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A Pau, la police municipale va faire payer le transport des personnes ivres à l’hôpital.

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