Procès du "dentiste de l'horreur": "l'intérêt financier", mobile le plus probable?

Procès du "dentiste de l'horreur": "l'intérêt financier", mobile le plus probable?

Publié le 09/03/2016 à 14:28 - Mise à jour à 14:29
©Damien Meyer/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Le Néerlandais Mark Van Nierop, surnommé le "dentiste de l'horreur", comparaît depuis mardi devant la justice pour avoir escroqué et mutilé des patients. Selon un dentiste-conseil de la CPAM, l'intérêt financier serait le mobile le plus probable des agissements du praticien.

L'"intérêt financier" semble le motif le plus probable du Néerlandais Mark Van Nierop, surnommé "le dentiste de l'horreur" et jugé depuis mardi 8 pour avoir mutilé une centaine de patients dans la Nièvre entre 2008 et 2012, selon un dentiste-conseil.

En 2008, lors de l'installation de M. Van Nierop à Château-Chinon (Nièvre), le Dr Didier Coupé, dentiste-conseil à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du département, avait accompagné "au maximum" le Néerlandais, le rencontrant à plusieurs reprises pour lui présenter notamment la nomenclature et les recommandations françaises. Le Dr Coupé a déclaré ce mercredi 10 à la barre du tribunal correctionnel de Nevers, au deuxième jour du procès de M. Van Nierop, avoir reçu "trois ou quatre réclamations en 2010", qui ont été un "signe d'alerte".

D'autres "signes alertant" interpellent la Sécurité sociale comme un chiffre d'affaires "rarissime", près de trois fois supérieur à la moyenne régionale, dès sa première année d'activité, ajoute le praticien. "C'est quand les cas (de plaintes) se cumulent en 2012, avec des cas plus sérieux" qu'est déclenchée une procédure d'analyse d'activité par la CPAM.

"Si on écarte la méconnaissance, pourquoi a-t-il réalisé ces actes? Je mets un point d'interrogation", a dit le Dr Coupé, avant de poursuivre: "Je ne vois pas d'autre motif, à moins l'intérêt de nuire, que l'intérêt financier".

Assis le dos légèrement voûté dans le box, M. Van Nierop, des lunettes toujours posées sur sa tête, s'est contenté d'un "pas de commentaire" quand il a été invité par le tribunal à s'exprimer sur ce témoignage.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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La CPAM a déclenché des investigations plus poussées en 2012 lorsque "les cas (de plaintes) se (sont) cumul(ées) avec des cas plus sérieux".

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