Radicalisé et condamné, il profite d'un aménagement de peine pour fuir

Radicalisé et condamné, il profite d'un aménagement de peine pour fuir

Publié le 20/05/2019 à 12:02 - Mise à jour à 12:08
© Franck Fife / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir
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Un Algérien condamné pour apologie du terrorisme en mars dernier à Valence est en fuite depuis deux mois. Il avait obtenu un aménagement de peine avec assignation à résidence, mais ne s'est jamais présenté aux contrôles.

Un individu radicalisé, condamné pour apologie du terrorisme, est introuvable depuis deux mois alors qu'il était censé être obligé de résider à Valence (Drôme). L'affaire suscite des interrogations sur le traitement de cet individu par les juges, celui-ci ayant apparemment profité d'une assignation à résidence consentie par le parquet pour prendre la fuite.

La dangerosité de cet individu n'est pas avérée. Il n'aurait en effet jamais commis d'acte en lien avec la radicalisation, mais ses penchants pour les thèses djihadistes sont clairs. Sur les réseaux sociaux il poste des images de kalachnikov, de combattants et appelle à "la victoire aux moudjahidines de Daech", rapporte France Bleu. Plus inquiétant encore, il a reconnu avoir été approché pour transporter "des objets dangereux".

Voir: Cinq attentats liés à l'islamisme radical déjoués en 2019: la menace reste élevée

Pour ses discours faisant l'apologie du terrorisme, il avait écopé d'un an de prison en mars dernier, peine assortie d'une interdiction de présence sur le territoire français pendant 10 ans s'agissant d'un ressortissant algérien. Il avait été conduit en centre de rétention administrative car faisait déjà l'objet d'une obligation de quitter le territoire après une condamnation pour violences conjugales.

Il a cependant fait appel de sa condamnation, laquelle a été maintenu mais avec un aménagement de peine. Le juge des libertés l'a autorisé à être assigné à résidence chez un proche plutôt que d'être incarcéré. Il avait obligation de pointer chaque jour au commissariat. L'homme ne s'y est jamais rendu et demeure ainsi introuvable depuis deux mois.

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L'homme avait été condamné pour apologie du terrorisme et avait fait appel.

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