Recel de 271 œuvres de Picasso: 2 ans de prison avec sursis pour les accusés

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Recel de 271 œuvres de Picasso: 2 ans de prison avec sursis pour les accusés

Publié le 16/12/2016 à 09:56 - Mise à jour à 09:59
©Boris Horvat/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Pour le recel de 271 œuvres de Picasso, Pierre Le Guennec et son épouse Danielle ont été condamnés ce vendredi à deux ans de prison avec sursis. Les peintures, non signées ni inventoriées au moment du décès du peintre, seront remis au fils de l'artiste, Claude Ruiz-Picasso, représentant les dix héritiers au procès.

Un ex-électricien, Pierre Le Guennec, et son épouse Danielle, ont été condamnés ce vendredi 16 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à deux ans de prison avec sursis pour le recel de 271 œuvres de Picasso entreposées durant quarante ans dans leur garage. L'arrêt de la cour d'appel confirme "en toutes ses dispositions civiles et pénales" le jugement rendu en première instance par le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) en 2015, qui avait également décidé de remettre les oeuvres au fils de l'artiste, Claude Ruiz-Picasso, représentant les six héritiers au procès.

Les oeuvres, non signées ni inventoriées au moment du décès du peintre en 1973, avaient refait surface lorsque M. Le Guennec s'était présenté à Claude Picasso afin d'en faire authentifier 180 ainsi qu'un carnet de 91 dessins. Les héritiers avaient aussitôt porté plainte. Après avoir soutenu, lors du procès en première instance, que les 271 oeuvres, datées de 1900 à 1932, étaient un cadeau offert en 1971 ou 1972 par l'artiste pour qui l'électricien avait travaillé entre 1970 et 1973, en remerciement de son dévouement, il avait changé de version devant la cour d'appel. A la barre, il avait affirmé qu'il s'agissait d'un don de sa veuve Jacqueline après la mort du maître.

Quelques mois après le décès de Picasso, "elle m'a demandé de bien vouloir mettre chez moi en réserve des sacs poubelle". Selon lui, il y en avait entre 15 et 17. Plus tard, elle lui aurait demandé de les lui rendre, sauf un pour lequel elle aurait dit "Gardez-le, c'est pour vous", avait raconté M. Le Guennec à la barre.

Selon lui, il s'agissait "peut-être" de faire échapper ces sacs à l'inventaire de succession. Il avait affirmé ne pas avoir dit la vérité plus tôt par "peur qu'on m'accuse ainsi que madame d'avoir volé ces sacs". L'avocat général n'avait pas cru la nouvelle version du couple et demandé la confirmation des peines de première instance.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Lex-électricien, Pierre Le Guennec, et son épouse Danielle, ont été condamnés ce vendredi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à deux ans de prison avec sursis.

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