Rennes: l'agriculteur nie avoir détruit un portique écotaxe, le parquet veut du sursis et 1,3 million d'euros pour l'Etat

Rennes: l'agriculteur nie avoir détruit un portique écotaxe, le parquet veut du sursis et 1,3 million d'euros pour l'Etat

Publié le 20/10/2016 à 10:06 - Mise à jour à 10:09
©Chamussy/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Accusé d'avoir participé à la destruction d'un portique écotaxe en 2013, l'agriculteur breton Jo Baron a de nouveau nié lors de son procès en appel, mercredi. Il risque de voir sa condamnation à 3 mois de prison avec sursis et 1,3 million d'euros à verser à l'Etat confirmée, comme l'a requis la procureure.

"Me condamner de nouveau à payer 1,3­ million d'euros, c’est me condamner à mort!", disait avant son procès en appel le prévenu, "Jo" Baron, agriculteur de 55 ans cité par Le Télégramme. Accusé de "complicité" de destruction d'un portique écotaxe suite à une manifestation de bonnets rouges à Lanrodec (Côtes-d'Armor), fin 2013, le quinquagénaire déjà condamné clame son innocence. Mercredi 19, le parquet a requis la confirmation de sa première condamnation datant de 2014: 3 mois de prison avec sursis, 3 ans d'interdiction d'assurer un mandat et enfin 1,3 million d'euros à verser à l'Etat, correspondant à la facture du portique.

Sauf que l'intéressé nie en bloc. Ce fameux jour de novembre 2013, il "ensilait du maïs, quand il a reçu un appel". "Des gens voulaient prendre son tracteur", maintient-il depuis le début de l'instruction, rappelle France 3 Bretagne. C'est sous la pression de tiers ("le ton est monté") et alors que sa remorque était "déjà chargée pleine de pneus" qu'il aurait cédé et accepté de décharger la cargaison à "quinze mètres" du fameux portique. De là, des manifestants les auraient transportés et utilisés pour les brûler au pied de l'installation, provoquant sa destruction.

La présidente du procès en appel a déclaré mercredi que le premier jugement était "nul en droit", semblant ainsi aller dans le sens du réquisitoire du défenseur de Jo Baron, maître Dupont-Moretti. L'avocate générale a pour sa part demandé la confirmation du jugement en première instance, la jugeant "pas énorme". Le délibéré est attendu le 30 novembre.

 

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C'est sous la pression de "gens" qu'il a déchargé des pneus près du portique, mais sans participer à l'allumage du feu qui a détruit le portique écotaxe, se défend Jo Baron.

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