Saône-et-Loire: un éleveur en fuite fonce sur les gendarmes qui l'abattent

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Saône-et-Loire: un éleveur en fuite fonce sur les gendarmes qui l'abattent

Publié le 21/05/2017 à 12:44 - Mise à jour à 12:51
©Witt/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Un éleveur de Saône-et-Loire a été abattu samedi alors qu'il fonçait en voiture sur deux gendarmes venus le contrôler. L'homme était en fuite depuis 10 jours après avoir une première fois menacé les forces de l'ordre lors d'un contrôle sanitaire de son exploitation.

"Ce monsieur n’allait pas bien" selon la procureure en charge de l'affaire. Un simple désaccord entre cet éleveur de Saône-et-Loire et les services sanitaires semble en effet un peu léger pour expliquer pourquoi il a foncé sur des gendarmes samedi 20, lesquels l'ont abattu.

Le drame est survenu près de Cluny . Un habitant de la région a signalé le comportement étrange d'un homme qui circulait autour du château à faible allure avec des jumelles. Deux gendarmes ont été dépêchés sur place, sur un petit chemin de terre. Là, ils sont descendus de leur véhicule et ont tenté de contrôler l'individu.

Mais l'éleveur bovin de 37 ans leur a alors foncé dessus et les militaires ont ouvert le feu, touchant leur cible. Les secours ont été prévenus mais le Samu n'a pas pu réanimer la victime.

Il s'est avéré que l'éleveur en question était recherché et que ce n'était pas la première fois qu'il menaçait les forces de l'ordre. Le 11 mai dernier, son exploitation de Trivy avait été contrôlée par les services sanitaires avec lesquels il connaissait d'ailleurs des conflits depuis plusieurs années selon la procureure de Mâcon, Karine Malara. Il avait déjà été sanctionné pour défaut de soins de ses bêtes.

Ce fameux jours, des gendarmes escortaient d'ailleurs déjà les inspecteurs. L'homme avait là aussi foncé sur eux, au volant d'un tracteur cette fois. Il était depuis en fuite et recherché.

Les gendarmes, choqués, ont été brièvement hospitalisés. Une enquête a été confiée à l'inspection technique de la gendarmerie, son organe de contrôle, comme il est de coutume lorsqu'une personne est tuée par les militaires en service. Une autopsie devrait être pratiquée pour définir combien de tirs ont touché la victime et combien ont été mortels. 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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L'organe de contrôle de la gendarmerie a été saisi de l'affaire.

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