Son mari demande un pension, elle l'abat au fusil de chasse: 8 ans ferme

Son mari demande un pension, elle l'abat au fusil de chasse: 8 ans ferme

Publié le 01/02/2019 à 17:49 - Mise à jour à 17:54
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir
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Une septuagénaire a été condamnée jeudi par une cour d'assises pour avoir abattu son mari octogénaire. L'homme demandait le divorce et le versement d'une pension alimentaire ce que l'épouse n'a pas supporté.

Le verdict a été nettement plus clément que les réquisitions de l'avocat général. La cour d'assises de la Nièvre a condamné ce jeudi une femme de 78 à une peine de huit ans de prison pour avoir tué son mari octogénaire. Le mobile du meurtre? La victime, un octogénaire, avait demandé le divorce et voulait obtenir une pension alimentaire ce que l'accusée n'avait visiblement pas supporté, comme le rapporte la presse locale (voir ici).

Les faits remontent à avril 2016. Michelle Baturic abat dans son sommeil de deux décharges de fusil de chasse son mari, Joseph, d'origine croate. C'est bien un différend financier qui est à l'origine du drame.

De longue date le couple, parents de deux enfants, avait décidé que seule l'épouse pourvoirait aux besoins du couple, en exerçant la profession de pharmacienne. Le mari, musicien, s'occuperait des enfants. Une organisation familiale qui avait pour conséquence la dépendance financière du mari.

Ces dernières années, le couple ne vivait plus maritalement. Le mari passait la majeure partie de l'année en Croatie vivant d'une somme d'argent envoyée par son épouse. En décembre 2015, celle-ci décide de lui couper les vivres.

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Joseph Baturic va alors revenir en France, dormant dans une chambre du domicile familial, pour demander à son épouse le divorce et une pension alimentaire. La demande de trop pour celle qui craignait de ne pas pouvoir faire face à cette dépense: elle mènera au meurtre.

A la barre, Michelle Baturic se défendra en expliquant avoir été menacée de mort par son mari juste avant le crime. Les jurés prendront d'ailleurs en considération certaines circonstances atténuantes. La préméditation ne sera ainsi pas retenue et l'accusée a finalement été condamné à "seulement" huit ans alors que le procureur avait demandé 15 ans de détention.

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La septuagénaire a été condamnée à huit ans de prison.

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