Soupçonné d'avoir torturé et battu à mort le fils de 9 mois de sa compagne

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 28 mars 2018 - 16:43
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La justice civile, familiale, commerciale et sociale est au bord de l'asphyxie. (...) Il est urgent
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© JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives
Le jeune homme est soupçonné d'avoir torturé et battu à mort le bébé de sa compagne.
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Un jeune homme de 24 ans est poursuivi pour “violences habituelles sur un mineur de moins de 15 ans ayant entraîné la mort", celle de son beau-fils de 9 mois. Il encourt 30 ans de réclusion.

La vie de Nino a pris brutalement fin en juillet 2014 à l'âge de neuf mois. Le procès d'un homme de 24 ans, Kévin Vansteene, s'est ouvert ce mercredi 28 à Niort devant la cour d'Assises des Deux-Sèvres. Il est soupçonné d'avoir torturé et battu à mort le bébé de sa compagne. La mère de l'enfant, elle, est accusée de non-assistance à personne en danger. 

Le cadavre du petit Nino a été découvert sur son lit dans l'appartement familial situé dans le quartier de Souché. C'est le grand-père de l'enfant qui va se présenter dans la journée au commissariat. "Après avoir constaté des morsures sur le corps de Nino trois semaines auparavant, il était convaincu que Kévin Vansteene en était à l’origine comme, toujours selon le plaignant, il pouvait être responsable du décès du nourrisson", fait savoir La Nouvelle République.

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L'autopsie du corps du bébé va mettre en évidence de nombreux sévices: fractures de la boîte crânienne, hémorragie à la tête. Mais aussi de multiples lésions comme une brûlure dans la paume de la main, probablement infligé par une cigarette allumée. Des lésions parfois anciennes.

En garde à vue, le jeune homme reconnait un moment avoir voulu réanimer le bébé après un malaise. Il aurait réalisé des massages cardiaques sur Nino, puis l’aurait "secoué d’un peu de partout", le prenant par les bras, par le ventre et par les jambes.

Puis de revenir sur ses déclarations, expliquant avoir menti pour couvrir, "par amour", sa jeune compagne qu'il avait rencontré trois mois avant les faits sur Internet, et assure depuis n'avoir rien fait. Il encourt trente années de réclusion criminelle. Quant à la co-accusée, au casier judiciaire vierge et qui comparaît libre puisqu’elle est placée sous contrôle judiciaire depuis sa mise en examen, elle risque cinq ans d’emprisonnement.

 

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