Tarn-et-Garonne: des collégiens accusés d'avoir filmé sous la jupe d'une professeure

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La rédaction de France-Soir
Publié le 25 décembre 2018
Mis à jour le 25 décembre 2018
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Des élèves passent le brevet.
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© Richard BOUHET / AFP/Archives
Quatre collégiens sont accusés d'avoir filmé sous la jupe d'une professeure à plusieurs reprises.
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Quatre collégiens sont accusés d'avoir filmé sous la jupe d'une de leur professeure au collège Pierre Darasse de Caussade dans le Tarn-et-Garonne. Ils sont aussi soupçonnés d'avoir partagé les vidéos. Une enquête a été ouverte.

Pas moins de quatre adolescents scolarisés au collège Pierre Darasse de Caussade, dans le Tarn-et-Garonne, sont soupçonnés d'avoir filmé sous la jupe d'une professeure et d'avoir ensuite partagé les vidéos.

Les quatre jeunes auraient d'ailleurs répété l'opération plusieurs fois depuis le mois de septembre. Dans certaines des vidéos, les élèves s'amusent à faire des doigts d'honneur à l'enseignante, toujours à son insu.

Les vidéos, prises avec des téléphones portables alors que ceux-ci sont en principe interdits au sein des établissement, auraient aussi été partagées à d'autres élèves du collège et particulièrement aux membres de l'équipe de football.

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Selon France 3 Occitanie, deux plaintes ont été déposées auprès des gendarmes de Caussade. L'une par le proviseur de l'établissement et l'autre par l'enseignante pour agressions répétées à caractère sexuel.

En outre, un conseil de discipline s'est tenu jeudi 20 et un des quatre élèves concernés a été exclu définitivement du collège. Deux autres ont quant à eux ont écopé d'une exclusion provisoire de huit jours. Ces deux décision ont provoqué l'indignation de l'intersyndicale du collège.

Avec des enseignants non syndiqués, ils ont regretté "la décision du conseil de discipline (...) de ne pas exclure définitivement deux des trois élèves qui étaient mis en cause".

"Notre collègue subit des pressions dans sa vie personnelle et va donc à nouveau croiser ses agresseurs au sein du collège à partir de la rentrée de janvier. Nous souhaitons exprimer notre inquiétude et notre désarroi: comment ne pas s'identifier à notre collègue? Comment continuer à faire confiance à nos élèves? Nous réaffirmons notre dignité en tant que femmes et en tant qu'êtres humains et notre désir d'évoluer au sein du collège en toute sérénité", ont-il aussi écrit.

Le dernier des adolescents devra attendre le 7 janvier prochain pour connaître son sort.

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