Un an après l'accident de TGV en Alsace, deux témoins se souviennent

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Un an après l'accident de TGV en Alsace, deux témoins se souviennent

Publié le 14/11/2016 à 10:50 - Mise à jour à 11:19
©Vincent Kessler/Reuters
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Alors que les proches des victimes de l'accident de train d'Eckwersheim (Bas-Rhin) s'apprêtent à leur rendre hommage ce lundi après-midi, deux témoins du drame ont raconté à FranceBleu leurs souvenirs de l'accident qui a fait onze morts et quarante-deux blessés le 14 novembre 2015.

Il y a un an jour pour jour avait lieu "un accident apocalyptique", selon les mots de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Une rame d'essai d'un TGV déraillait à Eckwersheim (Bas-Rhin), à 20 km au nord de Strasbourg, faisant 11 morts 42 blessés. Quelques heures avant la cérémonie d'hommage aux victimes qui aura lieu ce lundi 14 dans l'après-midi sur les lieux du drame, deux témoins de l'accident se souviennent. Ils ont tout raconté à France Bleu Alsace.

Robert Pfrimmer, l'ancien maire d'Eckwersheim, qui habite tout près du lieu de l'accident, se rappelle avoir vu des "wagons (...) éparpillés dans les prés" et avoir parlé au premier passager descendu du train. "On roulait trop vite", lui aurait dit l'homme. Raphaël Ebersold qui passait en voiture avec son frère quand le déraillement a eu lieu se souvient quant à lui avoir "entendu un gros bruit". "En tournant la tête, j'ai vu un gros champignon de fumée. Evidemment, au lendemain des événements de Paris, on a cru que c'était des attentats. En se rapprochant, on a vite vu que c'était un déraillement. On s'est rendu tout de suite sur les lieux et on a rapidement constaté qu'il y avait du monde à bord. Ce qui m'a surtout marqué, ce sont les enfants (quatre enfants étaient à bord du train, NDLR). Une petite fille est sortie à l'arrière du train, elle n'arrêtait pas de dire : +où est mon papa, où est mon papa?+ Il était blessé à la tête", raconte celui qui, avec son frère, a aidé "quatre ou cinq personnes" à sortir de la rame avant l'arrivée des secours.  

Pour les blessés et les proches des onze tués, l'accident a entraîné un "choc psychologique très lourd", car "personne dans cette rame, pas même le personnel n'avait le sentiment d'être exposé à un risque", avait plus tard expliqué Me Claude Lienhard, avocat de la famille de l'une des victimes. Puis, en février, le Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre avait établi que "la vitesse excessive" était la cause "unique" du déraillement du train à l'entrée de la courbe au niveau du canal de la Marne au Rhin. Ce dernier avait abordé le virage à 265km/h soit 89 km/h au-dessus de la valeur préconisée à cet endroit. Le rapport d'étapes des experts judiciaires avait ensuite conforté cette analyse en mettant en évidence des "erreurs de calcul" dans la détermination des points de freinage et "une mauvaise évaluation" de la marge de ralentissement au moment de l'essai. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Le déraillement du TGV a été provoqué par une vitesse excessive et un freinage tardif.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-