Une "grande prêtresse animiste" condamnée pour abus de faiblesse

Une "grande prêtresse animiste" condamnée pour abus de faiblesse

Publié le 04/07/2018 à 19:46 - Mise à jour à 19:48
© DAMIEN MEYER / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir
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Une "grande prêtresse animiste" a été condamnée mardi à quatre ans de prison ferme dont deux avec sursis pour abus de faiblesse à la cour d'appel de Versailles. Elle a été jugée coupable d'avoir extorqué de l'argent à ses fidèles. Elle s'adonnait également à des sacrifices d'animaux domestiques.

Celle qui aimait à se présenter comme une "grande prêtresse animiste" a été condamnée mardi 3 à quatre ans de prison ferme dont deux avec sursis par la cour d'appel de Versailles.

Elle était accusée d'abus de faiblesse à l'encontre de ses fidèles à qui elle a extorqué de l'argent. Elle a aussi été condamnée à réparer les dommages causés à ses victimes. Elle est également interdite d'entrer en contact avec ces dernières.

La femme est une dénommée Mélite Jasmin. Elle pratiquait son culte, qualifié de "dérive sectaire", à Marly-la-Ville dans le Val-d'Oise.

A voir aussi: La Salvetat-sur-Agoût - dérive sectaire autour du groupuscule d'extrême-droite "Les Brigandes"

Elle a été rendue coupable de sévices graves sur divers animaux domestiques ou non. Il s'est avéré qu'elle s'adonnait à des sacrifices de poulets ou encore de chèvres.

Son mari ainsi que ses deux filles ont aussi été condamnés pour complicité et recel. Ils ont écopé de deux ans de prison dont un avec sursis. Douze de leurs anciens fidèles, tous originaires des Antilles, les poursuivaient pour avoir abusé d'eux, parfois durant plusieurs dizaines d'années.

Certaines des victimes avaient contracté plusieurs prêts pour financer le culte et versaient de très fortes sommes, jusqu'à 180.000 euros.

L'avocat des plaignants a décrit "quasiment tous les critères d'une dérive sectaire" lors du procès, comme l'a relaté 20 Minutes. Ainsi les victimes étaient éloignées de leurs familles, étaient engagées dans un "processus d'endettement" et la "prêtresse" leur faisait perdre leur esprit critique.

Mélite Jasmin n'a cependant pas été écrouée et est repartie libre du tribunal, sa peine étant aménageable.

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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