"Valeurs actuelles": l'hebdomadaire conservateur victime d'un détournement "de plusieurs millions d'euros"

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 17 octobre 2017
Mis à jour le 17 octobre 2017
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Au procès.
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©Fayolle Pascal/Sipa
L'impressionnant détournement de fond aurait été manigancé par un cadre du journal.
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Le journal "Libération" a révélé lundi que l’hebdomadaire "Valeurs actuelles" a été victime d'une escroquerie par l'un de ses cadres pendant près de 15 ans. Ce dernier, par un système de surfacturation, aurait détourné "plusieurs millions d'euros".

L'éditeur de l'hebdomadaire de droite conservatrice Valeurs actuelles, le groupe Valmonde, a porté plainte pour détournement de "plusieurs millions d'euros", réalisé grâce à un système de surfacturation auquel aurait participé un de ses responsables, a révélé lundi 16 Libération.

Ce dernier a été mis à pied à titre conservatoire et il est visé par une procédure de licenciement pour faute lourde. "C’était l’homme à tout faire, qui gérait l’opérationnel, l’organisation, les abonnés. Un type dévoué, souriant, gentil, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession mais qui avait visiblement une double vie", a fait savoir un journaliste sous couvert d’anonymat. 

L'impressionnant détournement de fond aurait également profité à une personne extérieure au groupe. Le système, qui consistait à surfacturer des services auprès des fournisseurs de Valeurs actuelles (jusqu'à 300% de plus que coût normal), était en place depuis 2002. Ce n'est qu'en 2016, lorsque la direction de l'hebdomadaire a commencé à renégocier certains contrats avec lesdits fournisseurs que l'escroquerie a pu être mise à jour. La direction du journal n'a pu réunir des preuves qu'en septembre 2017, avec l'aide d'une autre entreprise escroquée, dont le nom n'a pas été précisé. Le système était "invisible pour les commissaires aux comptes et passait par des sociétés écrans".

Le 9 ocotbre dernier, le journal a déposé une plainte pour abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits devant le parquet de Paris précise Libé qui souligne également qu'il revient à la justice d'ouvrir une éventuelle enquête.

"Dans cette affaire, le journal est la victime (...). La situation est très pénible pour toute la maison", a  fait savoir le directeur de Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, cité par Libération.

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