Vesoul: un élève du collège Brel sort un obus de son cartable

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France-Soir
Publié le 23 janvier 2020 - 16:59
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College Jacques Brel Vesoul
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Tout est rentré dans l'ordre après l'intervention des démineurs
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Vous vouliez voir Vesoul, et vous avez vu un engin balistique. Un élève voulait illustrer son cours d’histoire sur la Première guerre mondiale en apportant en classe un obus de mortier. Sans prévenir, c’est tout le collège Jacques Brel de Vesoul qui a été évacué. 
 
Les enseignants en voient souvent de belles, mais celle-ci, un prof d’histoire du collège Jacques Brel de Vesoul, en Haute-Saône, ne risque pas de l’oublier! Pas plus d’ailleurs que le chef d’établissement, les 350 élèves, les surveillants et sans oublier les employés de la cantine qui ont du dans l'urgence couper le gaz. 
 
 
Cours pratique en histoire
 
Il est 10 heures du matin ce mardi. Tous ignorent que la vie paisible du collège s’apprête à basculer. Dans la classe d’histoire, le cours porte sur la Première guerre mondiale. Soudain, un élève plein de bonne volonté sort de son sac un… obus de mortier de 60 mm, pour illustrer les enseignements de son professeur! 
 
Branle-bas de combat au collège. Le professeur prévient illico la chef d’établissement qui appelle forces de l’ordre et préfecture. Et surtout évacue (dans le calme) l’ensemble de l'établissement. Il faut dire que le détonateur de l’obus n’avait pas été percuté, qu’il était potentiellement dangereux et que quelques précautions s’imposaient.
 
L’élève expliquera plus tard aux policiers qu’il a découvert l’engin dans un champ appartenant à son père, il y a un mois environ.  Côté parents on imagine aisément la peur rétroactive. 
 
Les démineurs au collège
 
Autour du collège Jacques Brel vidé de tout occupant, un périmètre de sécurité a été mis en place en attendant l’arrivée des démineurs de Mulhouse. L’obus lui avait été transporté avec prudence dans le bureau de la principale. 
 
Au final, professeurs, personnels encadrants et enfants en auront été quitte pour une belle frayeur, certainement teintée d’amusement pour quelques uns. Les cours eux ont repris en début d’après-midi, tout à fait normalement, ou presque, un fois l'engin embarqué par les specialistes.  En tous cas, en voilà un qui ne reverra pas Vesoul.