Viol au 36 quai des Orfèvres: la victime présumée témoigne

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Viol au 36 quai des Orfèvres: la victime présumée témoigne

Publié le 29/11/2017 à 11:00 - Mise à jour à 11:07
© Martin BUREAU / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La victime présumée d'un viol par deux policiers du 36 quai des Orfèvres en 2014 a témoigné pour la première fois. En septembre dernier, les deux membres de la BRI ont été renvoyés en appel devant les assises.

Emily Sponton a accepté de livrer son témoignage pour la première fois mardi 28. Elle accuse deux policiers de la BRI de l'avoir violée au 36 quai des Orfèvres en 2014. les deux membres des forces de l'ordre ont été revoyés en appel devant les assises en septembre dernier.

Face à la caméra de France 3, la victime présumée a raconté en détail la soirée où sa vie a basculé. Les faits remontent au 23 avril 2014. Ce soir là, elle a rencontré deux policiers dans un pub proche du "36".

"Ce soir là on a parlé de leur boulot à la BRI. Ce lieu mythique où ils travaillaient juste de l'autre côté de la rue. Moi j'avais vu beaucoup de films là-dessus, j'étais fascinée par cet endroit mythique (...)", a expliqué cette ancienne photographe dans une agence de communication, qui est retourné vivre chez ses parents en Ontario et ne travaille plus depuis les faits.

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Puis les policiers, qui n'étaient pas en service, lui ont proposé de visiter les locaux de la BRI, ce que la victime présumée accepte avec plaisir. "Ils ont totalement changé d'attitude quand j'ai refusé de faire ce qu'ils me demandaient", a-t-elle déclaré. D'après elle, elle a été forcée de boire une très forte quantité de whisky."Ils m'ont plaqué violement le visage contre le bureau. Ça m'a assommée, je voyait des étoiles, ce n'est pas une simple expression (...). Je ne voyais plus rien pendant un moment, et eux je ne les voyais pas non plus, ils étaient derrière moi".

C'est à ce moment qu'elle sera violée, à plusieurs reprises. Ce que les policiers ont toujours réfuté, assurant que les rapports sexuels qu'ils avaient eu étaient consentis. "J'avais trop peur que ça finisse encore plus mal alors je me suis dit +il faut que je fasse ce qu'ils veulent sinon je ne m'en sortirais pas+". Elle sera retrouvée par une gardienne de la paix à 3h du matin, prostrée face au siège de la police judiciaire.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les faits se seraient déroulés au 36 quai des Orfèvres, le siège de la police judiciaire.

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