Voiture de police incendiée: une sixième mise en examen

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Voiture de police incendiée: une sixième mise en examen

Publié le 11/06/2016 à 11:57 - Mise à jour à 11:59
©Joël Saget/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Un homme de 39 ans a été mis en examen vendredi pour "tentative de meurtre" dans l'affaire de la voiture de police incendiée durant les manifestations du 18 mai. Il s'agit du sixième mis en examen dans cette enquête, ce dernier ne ferait pas partie de la mouvance antifasciste.

Un sixième suspect arrêté mercredi 8 à Paris dans l'enquête sur l'attaque et l'incendie d'une voiture de police dans la capitale a été mis en examen vendredi 10 au soir, notamment pour "tentative de meurtre" sur policiers et incarcéré, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Selon des sources proches du dossier, ce Français de 39 ans, un informaticien sans antécédent judiciaire, est soupçonné d'avoir participé directement, le 18 mai, à l'attaque du véhicule de police dans lequel se trouvaient deux agents. Légèrement blessés, ils avaient pu sortir de la voiture qui s'embrasait après un tir de fumigène.

Ce sixième suspect, originaire de Saint-Denis, en banlieue parisienne, a été arrêté mercredi soir, vers la place de la Nation, après qu'il eut participé à un rassemblement dans le XIIe arrondissement, selon une source proche du dossier.

Un juge d'instruction l'a mis en examen pour "tentative de meurtre" sur policiers, violences sur policiers et dégradations en bande organisée et participation à un attroupement armé avec dissimulation du visage. Dans cette affaire, cinq autres suspects sont déjà mis en examen pour les mêmes faits et trois d'entre eux sont en détention provisoire.

Les faits avaient eu lieu près de la place de la République, lorsqu'une contre-manifestation interdite avait dégénéré en marge d'un rassemblement inédit à l'appel de syndicats de police contre la "haine anti-flics".

Les images de la scène avaient tourné en boucle et provoqué l'indignation: plusieurs personnes cagoulées attaquaient tour à tour la voiture, l'une brisant une fenêtre, une autre frappant un policier, une autre encore cassant la vitre arrière à l'aide d'un plot métallique. Enfin, un individu lançait un fumigène allumé dans la voiture, provoquant un embrasement et forçant les agents à en sortir.

A ce stade, aucun des six mis en examen n'est suspecté d'avoir jeté le fumigène. Selon une source proche du dossier, le sixième agresseur présumé, qui n'a pas de liens avec les autres protagonistes, est soupçonné d'avoir frappé à coups de barre de fer, l'un des deux policiers, Kevin Philippy, dont le ministre de l'Intérieur avait loué le sang-froid et "l'extrême maîtrise".

Identifié grâce à "l'exploitation des images vidéos", le suspect a gardé le silence face aux enquêteurs qui l'interrogeaient en garde à vue, selon la source judiciaire. Les autres suspects de l'affaire ont eux été identifiés grâce à un témoignage anonyme. Mais il s'est avéré être celui d'un policier infiltré sur place, son nom apparaissant sur un procès-verbal par erreur. Les avocats des mis en examen dénoncent une enquête déloyale et sans preuve.

Proches pour certains de la mouvance antifasciste, ils reconnaissent leur présence sur les lieux mais contestent avoir pris part aux violences. Le sixième suspect n'est pas rattaché à ces milieux, selon une source proche du dossier.

Le groupe Action antifasciste Paris-Banlieue qui a manifesté le 4 juin à Paris en hommage à l'un de ses militants Clément Méric, tué il y a trois ans lors d'une rixe avec des skinheads, a apporté son soutien aux "mis en examen du 18 mai". Cette marche, qui avait réuni plusieurs centaines de militants antifascistes, avait donné lieu à des échauffourées entre manifestants et policiers.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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A ce stade, aucun des six mis en examen n'est suspecté d'avoir jeté le fumigène qui a provoqué l'incendie de la voiture de police.

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