Privé de sa fille, un père menace d'attaquer son école pour passer du temps avec elle

Privé de sa fille, un père menace d'attaquer son école pour passer du temps avec elle

Publié le 09/08/2017 à 19:55 - Mise à jour à 19:58
©Capture d'écran Google Street View
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Un Britannique de 25 ans, père de deux enfants, a été condamné lundi à 14 mois de prison après avoir lancé deux fausses alertes à la bombe et avoir menacé d'attaquer au fusil l'école de sa fille pour la revoir.

Gary Barnes, un Britannique de 25 ans, père de deux enfants, était prêt à commettre le pire pour revoir sa fille. Cet homme, qui avait menacé d'attaquer l'école primaire de Tonacliffe (à Whitworth, petite ville au nord de Manchester) où est scolarisée la fillette, a été condamné lundi 7 à 14 mois de prison, selon une information du Manchester Evening News.

Les faits remontent à plusieurs mois. Gary Barnes, qui ne voyait pas ou peu ses enfants pour une raison qui n'a pas été précisée, a en effet en décembre dernier lancé une fausse alerte à la bombe à l'encontre de l'établissement scolaire, situé dans un quartier très résidentiel. Plus de 320 élèves et 45 enseignants, sous le choc, avaient dû être évacués. Son objectif était de passer plus de temps avec sa fille, a-t-il expliqué lors de l'audience au tribunal en mars dernier.

Mais quelques jours plus tard, comme sa première tentative n'avait pas fonctionné, il avait récidivé sans plus de succès. C'est lorsqu'il a appelé, menaçant de venir attaquer l'école avec un fusil, que les autorités ont finalement réussi à lui mettre la main dessus, avant qu'il ne commette l'irréparable.

Le tribunal de Burnley a prononcé sa condamnation lundi. Son avocat, John Didsbury, a expliqué à la presse que son client avait "des difficultés à éprouver de l'empathie et à comprendre les conséquences de ses actes". Et d'ajouter: "Lorsque vous lui demandez pourquoi il a fait ça, il n'arrive pas vraiment à l'expliquer. Il pensait étrangement qu'en faisant cela elle rentrerait à la maison… Il a déjà connu la dépression et cherchait depuis peu un nouveau traitement. Je ne pense pas qu'il se soit rendu compte que ce qu'il faisait était grave".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




L'école primaire de Tonacliffe, où est scolarisée la fille de ce père britannique, a dû être évacuée à deux reprises après les fausses alertes à la bombe.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-