Zakaria Abdelkafi, le photographe syrien qui a capturé la scène du CRS en flammes à Paris le 1er mai

Zakaria Abdelkafi, le photographe syrien qui a capturé la scène du CRS en flammes à Paris le 1er mai

Publié le 03/05/2017 à 09:44 - Mise à jour à 09:46
© PHILIPPE LOPEZ / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Lundi, c'est un Syrien qui travaille pour l'AFP depuis peu de temps qui a photographié le policier brûlé lors de la manifestation des organisations syndicales à Paris.

L'image est à la fois impressionnante et effrayante. Lundi 1er mai, un CRS a été grièvement blessé lors de heurts survenus avec des casseurs venus perturbés le défilé parisien organisé par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires entre la place de la République et la place de la Nation. Il a reçu un cocktail molotov et a été gravement brûlé, au visage notamment. Cinq autres agents ont été blessés lundi. Un photographe qui couvrait la manif a capturé ce moment atroce où la scène s'est embrasée. Il s'agit d'un photojournaliste syrien qui s'appelle Zakaria Abdelkafi.

Originaire d'Alep, il participait depuis 2011 au soulèvement contre Bachar al Assad et couvrait donc en tant que photographe ce qu'il se passait sur le terrain. Mais gravement blessé par un sniper de l'armée syrienne, il est arrivé en France en 2015 pour se faire soigner. Selon Le Monde, il travaille donc pour l'AFP à Paris depuis deux mois et suit principalement les mouvements les plus violents comme "Black bloc".

"J’essaie toujours de me mettre entre les policiers et ces manifestants-là" a confié Zakaria Abdelkafi au quotidien Le Monde. "J’ai tout de suite compris l’importance de cette photo en la prenant" a-t-il ajouté, lui-même effrayé par la violence du cliché. "J’ai eu peur que l’AFP ne la diffuse pas car elles étaient très violentes". Finalement, la décision prise a été la bonne. La photo a en effet fait le tour des médias dans le monde entier. C'était par exemple à la Une du New York Times du mardi 2.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




"J’ai tout de suite compris l’importance de cette photo en la prenant" a confié Zakaria Abdelkafi, lui-même effrayé par la violence du cliché.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-