Choc toxique lié aux règles: la composition des tampons pas en cause mais des précautions à prendre

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Choc toxique lié aux règles: la composition des tampons pas en cause mais des précautions à prendre

Publié le 05/07/2017 à 11:24 - Mise à jour à 11:31
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Une étude lyonnaise dévoilée mardi considère que la composition des tampons ou des coupes menstruelles ne serait pas responsable de la hausse du nombre de syndrôme de choc toxique. En revanche, elle met en garde contre une mauvaise utilisation qui pourrait le favoriser.

En octobre dernier, les médecins tiraient la sonnette d'alarme devant la recrudescence du nombre de chocs toxiques liés aux règles. En 2014, 22 cas ont été détectés. Il n'y en avait que 5 en 2004, et leur nombre était même pratiquement nul dans les années 1990.

Très vite les tampons ont été soupçonnés, certains envisageant que des substances néfastes qu'ils contiendraient puissent être à l'origine de ce problème. Une pétition pour connaître la composition de certains produits avait même été lancée.

Mais une étude réalisée par les chercheurs de l'hôpital lyonnais de la Croix-Rousse dont les résultats ont été dévoilés mardi 4 semble innocenter la composition des tampons, mettant cependant en garde contre une mauvaise utilisation, valable également pour les coupes menstruelles.

Ainsi, sur 700 tampons et coupes testés, presque aucun ne contenait les substances pouvant causer un syndrôme du choc toxique (SCT). Les chercheurs ont donc envisagé d'autres pistes comme la composition de la flore vaginale et la durée d'utilisation.

Ils recommandent ainsi de ne pas garder de tampon ou de coupe plus de quatre heures d'affilée, six au maximum, et donc ne pas les utiliser la nuit. L'étude semble également présenter les tampons comme plus sûrs car les coupes menstruelles permettent une arrivée d'air plus importante, donc d'oxygène, ce qui favorise la croissance du staphylocoque.

En effet, ces chocs toxiques sont causés chez les femmes par la prolifération d'une bactérie particulièrement dangereuse, le staphylocoque doré. Habituellement présent dans la bouche, le nez, le rectum et le vagin, il n'est pas dangereux quand il reste en nombre limité. Mais sa multiplication peut rapidement devenir grave.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Conserver un tampon ou une coupe menstruelle plus de six heures pourrait favoriser le SCT.

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