Covid-19 : les bébés nés pendant la pandémie ont de moins bonnes défenses immunitaires

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FranceSoir
Publié le 12 mai 2021 - 12:20
Mis à jour le 11 mai 2021 - 16:43
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Pour la première fois en France, un bébé est né à la suite d'une greffe d'utérus dont avait bénéficié sa mère
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© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
Un nouveau-né
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives

Une nouvelle étude pointe les conséquences des mesures sanitaires sur les bébés nés pendant l’épidémie de Covid-19. Comme ils sont moins en contact avec les microbes et les bactéries, leur système immunitaire serait moins bien développé.

Une réduction de la diversité microbienne

Les enfants nés pendant l’épidémie de Covid-19 ont-ils des défenses immunitaires moins développées que les autres ? C’est ce qu’avancent des chercheurs de l’Université de la Colombie britannique. Dans une étude publiée dans la revue scientifique PNAS, ils expliquent que la mise en place des gestes barrières a considérablement réduit la diversité microbienne et bactérienne. Or, ces infections bénignes sont absolument nécessaires pour renforcer le système immunitaire immature des tout-petits.

Un risque d’allergie, d’asthme ou d’obésité

Depuis plus d’un an, notre quotidien a été bouleversé par l’adoption de gestes sanitaires stricts. Si le confinement, le lavage régulier des mains, le port du masque et la distanciation sociale sont des mesures nécessaires pour endiguer les contaminations au Covid-19, elles ont aussi des conséquences sur la diversité microbienne globale et sur l’incapacité de réinoculation, en particulier chez les enfants. Et cela pourrait avoir des effets très nets sur leur santé, en les exposant à un risque plus élevé d’allergies. Ils sont aussi plus à risque de développer de l’asthme, de l’eczéma et d’être touchés par l’obésité.

« Les enfants seraient face à trois scénarios : celui de perdre une exposition aux microbes, celui de développer certaines maladies hors-saison ou celui de développer certaines maladies trop tard. Mais ces hypothèses ne pourront pas être vérifiées avant plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années », expliquent les auteurs de l’étude.

Interrogé par le magazine américain Wired, le microbiologiste Brett Finlay, qui a codirigé les travaux, appuie cette thèse en citant l’exemple des enfants nés par césarienne. Non-protégés par le microbiote vaginal de leur mère lors de leur naissance, ces derniers ont un risque 30 % plus élevé de développer de l’asthme ou une obésité plus tard.

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