Désert médical dans le Tarn: l'installation d'un médecin inquiète ses voisins, il renonce

Désert médical dans le Tarn: l'installation d'un médecin inquiète ses voisins, il renonce

Publié le 14/05/2022 à 15:45 - Mise à jour à 16:30
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): FranceSoir
-A +A

Un jeune médecin qui devait s'installer dans un village du Tarn a préféré renoncer à son projet. Des habitants voyaient en effet d'un mauvais œil son arrivée qui aurait pu perturber leur tranquillité... 

L’absence de médecins est de plus en plus problématique dans les zones rurales et conduit parfois à des situations dramatiques. Cependant, si les habitants de villages reculés se réjouissent généralement de l’arrivée d’un généraliste ou d’un spécialiste, il ne faut pas que cela puisse, d’une manière ou d’une autre, nuire à leur tranquillité.  
 
Dans le Tarn, un jeune médecin généraliste de 32 ans, originaire de la région, souhaitait s’installer dans un lotissement pavillonnaire du village de Técou, 1000 habitants. Mais voilà, quelques-uns de ses futurs voisins ne voyaient pas d’un très bon œil l’installation d’un cabinet médical : ils craignaient en effet une augmentation de la circulation, un nombre important de voitures en stationnement, voire des incivilités. À l’occasion d’une réunion d’information municipale à laquelle un membre de la famille du jeune médecin a assisté, certaines personnes auraient tenu le discours suivant : « On en veut bien (des médecins), mais pas chez nous. »

Bien qu’ayant reçu la bénédiction du maire du village, ainsi que celle des services de l’agglomération, et de l’immense majorité des familles installées dans cette zone pavillonnaire de 28 habitations, le jeune médecin a préféré renoncer à s’établir dans ce village. Il est, explique la Dépêche du Midi qui relate cette histoire, d’ores et déjà courtisé par plusieurs communes alentour.

Aujourd'hui, près de 12% des Français, soit 7 millions de personnes, vivent dans un désert médical. D'ici cinq ans, ce chiffre pourrait passer à 27%.

A lire aussi : Plus de médecin à Jenlain : suspendu, le docteur Pamart résiste

Auteur(s): FranceSoir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




27% des Français pourraient être privés de médecin généraliste d'ici cinq ans

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-