Fin de vie: le rapport Claeys/Leonetti préconise de nouveaux droits pour les patients

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Fin de vie: le rapport Claeys/Leonetti préconise de nouveaux droits pour les patients

Publié le 12/12/2014 à 08:58 - Mise à jour à 11:45
©Shaun Best/Reuters
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): VL
-A +A

Les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) remettent ce vendredi un rapport sur la fin de vie au président de la République. Il prévoit de nouvelles démarches pour "une fin de vie apaisée", mais sans aller jusqu'au suicide assisté.

C'était l'une des promesses de campagne du candidat François Hollande: que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable (…) puisse demander (…) à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité". Le mot "euthanasie" n'avait pas été prononcé et ne devrait toujours pas l'être dans le rapport que lui remettent ce vendredi les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP).

En effet, les deux parlementaires défendent dans ce document la possibilité pour les patients en fin de vie d'avoir recours à une "sédation profonde et continue" jusqu'au décès. Une manière d'éviter la souffrance sans que pour autant le médecin n'euthanasie le patient, c'est-à-dire qu'il lui injecte une substance mortelle, ou qu'il ne l'aide à se suicider.

Une solution intermédiaire alors que la quasi-totalité des Français (94%) considèrent que la loi devrait, au moins dans certains cas, autoriser les médecins à mettre fin à la vie des patients qui souffrent de maladies insupportables et incurables (sondage Ifop, 29 octobre 2014).

Cette directive de la "sédation profonde et continue", si elle est retenue, devra cependant être confrontée à la réalité, notamment à la valeur de la volonté des patients, de leur entourage, et au point de vue des médecins. Car l'opportunité de laisser mourir ou d'euthanasier un patient est tout autant, sinon plus, une source de débat que la méthode en elle-même.

Le rapport des deux députés préconise également de rendre plus contraignante pour le médecin les "directives anticipées" qui permettent au patient de refuser à l'avance l'acharnement thérapeutique. Directives dont les équipes médicales doivent simplement "tenir compte" aujourd'hui.

Actuellement la loi Leonetti (du nom du même député) de 2005 autorise l'arrêt des traitements "déraisonnables", "inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie", d'où l'expression de "droit à laisser mourir" qui en a découlé. Le médecin peut aujourd'hui également proposer au patient un traitement qui abrégera sa vie, mais si et seulement si il s'agit d'un effet secondaire et que ce traitement était le seul à pouvoir diminuer les souffrances du malade. Complexe, cette loi est souvent mal connue des malades.

 

Auteur(s): VL

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Le rapport remis à François Hollande préconise d'endormir les patients en fin de vie jusqu’à leur mort.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-