Huiles essentielles: un chercheur marocain découvre qu'elles permettent de lutter contre l'inefficacité des antibiotiques (Vidéo)

Huiles essentielles: un chercheur marocain découvre qu'elles permettent de lutter contre l'inefficacité des antibiotiques (Vidéo)

Publié le 26/06/2017 à 11:28 - Mise à jour à 11:36
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Un chercheur marocain, Adnane Remmal, vient de recevoir le prix public de l’inventeur 2017 décerné par l’Observatoire européen des brevets. Ce dernier a peut-être trouvé la solution à l'inefficacité de certains antibiotiques en les associant à des huiles essentielles.

Adnane Remmal, un chercheur marocain, pourrait avoir grandement fait évoluer la science. Son invention lui a valu de remporter le prix du public de l'Inventeur européen 2017 décerné par l’Observatoire européen des brevets, pour la première fois remis à un scientifique africain. Ce dernier a peut-être trouvé la solution à l'inefficacité de certains antibiotiques face à la résistance des bactéries.

Pour aboutir à cette découverte majeure, Adnane Remmal, s'est appuyé sur la médecine traditionnelle de son pays, le Maroc. Il a constaté que de nombreuses personnes avaient recours en priorité aux plantes aromatiques pour se soigner. Ces dernières contiennent en effet des huiles essentielles, que l'on trouve par exemple dans le thym et l'origan, qui fonctionnent comme une protection contre les bactéries. Restait au chercheur à réussir à isoler la molécule responsable de cette résistance et à l'adjoindre aux antibiotiques pour "booster" leur efficacité.

"Les antibiotiques, c'est comme une clé qui va ouvrir une serrure. Si la bactérie subit une mutation qui fait que la clé n'entre plus dans la serrure, la bactérie devient résistante. Nous avons démontré que les huiles essentielles ne sont pas des clés qui ouvrent des serrures. Ce sont plutôt de gros marteaux qui cassent les portes", a précisé Adnane Remmal à BFMTV.

Après dix années de recherche, les essais cliniques sont lancés et, s’ils sont concluants, un médicament devrait voir le jour l’année prochaine. A noter que le chercheur a choisi de rester sourd aux sirènes des grands laboratoires pharmaceutiques, désireux de s'emparer de son brevet. Son produit restera "100% marocain". 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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