Ivermectine : une nouvelle méta analyse conclut à son efficacité

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FranceSoir
Publié le 21 juin 2021 - 19:26
Mis à jour le 22 juin 2021 - 11:28
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Ivermectine
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Petit à petit, l'oiseau fait son nid...
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La campagne vaccinale n’en finit pas d’avancer avec des messages publicitaires et politiques de plus en plus coercitifs. Le ministre de la Santé a même envisagé, contre l’avis de la commission européenne, de rendre la vaccination obligatoire. Le tout vaccin trouve quand même des opposants quand il s’agit de la vaccination pour les enfants, et les données britanniques montrent que les patients vaccinés sont les plus hospitalisés. Raison de plus pour se tourner vers des traitements précoces, comme préconisés depuis plus d’un an par l’IHU du professeur Raoult.  Dans sa dernière étude, il a montré l’efficacité de la bithérapie à base d’azithromycine et d’hydroxychloroquine.  En Inde, le gouvernement a décidé depuis avril 2021 de promouvoir les traitements précoces à base d’ivermectine et d’hydroxychloroquine, qui s’est soldé par une baisse spectaculaire du nombre de cas et de décès.  Et malgré cela, pas un mot dans les médias "mainstream" français, ni de mention au ministère de la Santé ou à l’OMS. Silence radio pour les traitements précoces. Pourtant, l’ANSM a donné une recommandation temporaire d’utilisation pour moins que cela.

Une nouvelle méta analyse sur les bénéfices de l’ivermectine vient d’être publiée dans un journal à comité de lecture qui conclue que « des réductions importantes des décès dus au COVID-19 sont possibles en utilisant l'ivermectine. L'utilisation d'ivermectine au début de l'évolution clinique peut réduire le nombre de patients évoluant vers une maladie grave. La sécurité apparente et le faible coût suggèrent que l'ivermectine est susceptible d'avoir un impact significatif sur la pandémie de SRAS-CoV-2 dans le monde. » Tout en déclarant que les preuves sont de certitudes modérées, ce qui ne manquera pas d'entrainer des questions des observateurs des traitements précoces sur le pourquoi de ce dernier commentaires et sa réalité de terrain. 

Voir ici : l'étude en question sur l'American Journal of therapeutics

Les détails de l’étude sont résumés ci-après : les médicaments repositionnés peuvent avoir un rôle contre le virus SARS-CoV-2. L'ivermectine antiparasitaire, aux propriétés antivirales et anti-inflammatoires, a maintenant été testée dans de nombreux essais cliniques.

L’étude a évalué l'efficacité du traitement à l'ivermectine sur la réduction de la mortalité, sur les critères de jugement secondaires et sur la chimioprophylaxie, chez les personnes atteintes ou à haut risque d'infection au COVID-19.

Les sources d'information de l’étude sont basées sur des recherches dans les bases de données bibliographiques jusqu'au 25 avril 2021. Deux auteurs de la revue ont passé au crible les études, en ont extrait les données et évalué le risque de biais. Des méta-analyses ont été menées et la certitude des preuves a été évaluée à l'aide de l'approche GRADE (une méthodologie d’analyse), en plus des analyses séquentielles d'essais pour la mortalité. Vingt-quatre essais contrôlés randomisés portant sur 3406 participants ont été inclus dans l’étude.

Les résultats sont clairs et montrent des avancées thérapeutiques : Une méta-analyse de 15 essais a révélé que l'ivermectine réduisait le risque de décès par rapport à un groupe sans ivermectine (risque relatif moyen 0,38, intervalle de confiance à 95 % 0,19-0,73 ; n = 2438 ; I 2 = 49 % ; preuves de certitude modérée). Ce résultat a été confirmé dans une analyse séquentielle d'essais utilisant la même méthode de DerSimonian-Laird qui se base sur une analyse non ajustée. Ceci était également robuste par rapport à une analyse séquentielle d'essais utilisant la méthode Biggerstaff-Tweedie. Des preuves de faible certitude ont révélé que la prophylaxie à l'ivermectine réduisait l'infection au COVID-19 de 86 % en moyenne (intervalle de confiance à 95 % 79 % - 91 %). Les critères de jugement secondaires ont fourni des preuves moins certaines. Des preuves de faible certitude suggèrent qu'il pourrait n'y avoir aucun avantage avec l'ivermectine pour le « besoin de ventilation mécanique », alors que les estimations d'effets pour « l'amélioration » et la « détérioration » étaient clairement en faveur de l'utilisation de l'ivermectine. Les événements indésirables graves étaient rares parmi les essais de traitement et les preuves d'absence de différence ont été évaluées comme étant de faible certitude. Les données probantes sur d'autres critères de jugement secondaires étaient de très faible certitude.

Conclusion : 

La conclusion de l'étude commence par une phrase qui en surprendra plus d'un : "Des preuves de certitude modérée montrent que des réductions importantes des décès dus au COVID-19 sont possibles en utilisant l'ivermectine." Avant de continuer par : l'utilisation d'ivermectine au début de l'évolution clinique peut réduire le nombre de patients évoluant vers une maladie grave. La sécurité apparente et le faible coût suggèrent que l'ivermectine est susceptible d'avoir un impact significatif sur la pandémie de SRAS-CoV-2 dans le monde.

Le principe de revue par les pairs des études a-t-il attenué l'engouement des auteurs sur leurs conclusions au point que ces derniers dussent écrire cette phrase sur les "preuves de certitudes modérées". Toujours est-il qu'il existe bien des preuves pour l'ivermectine et que la simple présomption d'efficacité aurait du suffire pour l'obtention d'une RTU (recommandation temporaire d'utilisation), ce qui n'est toujours pas le cas. Et pourtant Tess Lawrie, une des co-auteures, de l'étude a bien déclaré à la publication :

'l'ivermectine marche alors utilisons la."

article modifié le 22 juin 2021 à 7:35

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