La « malbouffe » aurait un impact négatif sur le développement osseux des enfants

Auteur(s)
FranceSoir
Publié le 27 avril 2021 - 12:47
Image
Déjeuner fast food
Crédits
Pixabay
Des jeunes partagent un repas "Fast Food"
Pixabay

Les effets néfastes de la « malbouffe » sur le corps humain en général ne sont plus un secret pour personne. Mais savons-nous vraiment qu’elles en sont les conséquences sur les enfants ? Une étude répondant à ces questions a été publiée. Les aliments « ultra-transformés » auraient un impact négatif sur le développement osseux des enfants : retard de croissance, faible densité osseuse, risque de fracture plus élevé… On parle d’aliments « ultra-transformés » pour les aliments ayant eu de nombreuses étapes de transformation et contenant un grand nombre de conservateurs. Populaires, ils sont facilement accessibles et consommables dès leur ouverture.

Les chercheurs de cette étude de l’université Hébraïque de Jérusalem, publiée dans la revue scientifique Bone Research, ont mené leur expérience pendant six semaines sur des jeunes rats, âgés de six à neuf semaines. C'est l'âge où les squelettes des rats sont en pleine croissance, ce qui correspond à la puberté chez l'Homme. Les rats ont été divisés en deux groupes pour l’expérience : le premier groupe a été nourri avec de bons aliments, l’autre groupe avec des aliments transformés, riches en graisse et en saccharose. Le poids corporel, la longueur corporelle, les longueurs de fémur et des vertèbres lombaires ont été mesurés et comparés. Résultat : les rats nourris avec de la « malbouffe » ont accusé un retard de croissance et une densité minérale osseuse déficiente. Le risque ? « Il en résulte des performances mécaniques inférieures de tout l'os avec un risque de fracture élevé », affirme l’équipe de scientifiques.

Efrat Monsonego-Ornan, un des auteurs de cette étude, souligne que « même si nous diminuons la quantité de graisse, de glucides, de nitrates et des autres substances nocives connues, ces aliments possèderont toujours leurs propriétés néfastes. Chaque partie du corps est sujette à ces dommages, notamment celles en stade critique de développement. »

Comme dirait le programme national nutrition santé : mangeons cinq fruits et légumes par jour !

Ou alors nous finirons comme ces rats de laboratoire.

Soutenez l'indépendance deLogo FranceSoir

Faites un don