Les footballeurs ont plus de risque de souffrir de démence selon une étude

Les footballeurs ont plus de risque de souffrir de démence selon une étude

Publié le 15/02/2017 à 10:51 - Mise à jour à 11:06
©Aleksandr Osipov/Flickr
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): ET
-A +A

Une étude réalisée au Royaume-Uni démontre que les footballeurs seraient plus enclins à contracter une maladie du cerveau pouvant entraîner une démence. En cause: la répétition "d'impacts non commotionnels".

Après une bonne nouvelle pour les supporters parisiens qui ont célébré la victoire de leur équipe contre le FC Barcelone mardi 14, une étude publiée ce mercredi 15 démontre que les footballeurs seraient plus inclinés à présenter des signes de démence. C'est la revue médicale Acta Neuropathologica qui a publié cette étude menée par l'Institut de neurologie de l'University College of London, une bien moins bonne nouvelle pour le football.

La recherche s'est faite à partir de six autopsies d'anciens footballeurs américains et d'anciens boxeurs et 14 dossiers d'anciens footballeurs atteints de démence et hospitalisés à Swansea au Pays de Galles entre 1980 et 2010.

Sur les six autopsies effectuées, quatre ont révélé des encéphalopathies traumatiques chroniques (ETC): des affections cérébrales. "Nos résultats montrent un lien potentiel entre la pratique du football et l'ETC" a expliqué le docteur Helen Ling. Il n'y aurait pas de risque pour les joueurs occasionnels, les professionnels par contre sont directement concernés.

Le docteur Ling a d'ailleurs insisté sur le fait qu'une coopération avec la Fédération anglaise de football et la Fifa était nécessaire pour urgemment "identifier ces risques".

Les footballeurs atteints d'ETC avaient aussi la maladie d'Alzheimer et c'est peut-être la combinaison des deux maladies qui a provoqué les démences, mais rien n'est sûr.

Les footballeurs ne subissent que rarement des coups violents, selon les chercheurs c'est la répétition "d'impacts répétitif non commotionnels" qui causeraient les dommages.

Auteur(s): ET

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Selon les chercheurs c'est la répétition "d'impacts répétitif non commotionnels" qui causerait les dommages.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-