Pandémies: la Banque Mondiale lance un fonds d'urgence pour protéger les pays concernés

Pandémies: la Banque Mondiale lance un fonds d'urgence pour protéger les pays concernés

Publié le 24/05/2016 à 10:56 - Mise à jour à 11:05
©Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Marquée par l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la Banque mondiale a lancé, en coopération avec l'OMS, un fonds dédié à la lutte contre les pandémies. Jusqu'à 500 millions de dollars pourront être mobilisés à destination des pays touchés par l'épidémie et les organismes internationaux mobilisés sur place. L'attribution se fera en fonction de l'ampleur, de la sévérité et de la propagation de la maladie qui devra toucher au moins deux pays et figurer sur une liste prédéfinie.

Le monde tire des leçon de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Alors que cette catastrophe sanitaire a infecté 28.600 personnes, dont 11.300 sont décédées et coûté 2,8 milliards de dollars aux pays touchés, la Banque mondiale a annoncé ce week-end la création d'un fonds dédié à la lutte contre les pandémie: le mécanisme de financement d'urgence en cas de pandémie (PEF). Ce dernier a été instauré en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et devrait être opérationnel dans les mois qui viennent.

" Les pandémies représentent l’une des plus grandes menaces auxquels sont exposées les populations et les économies du monde, mais, désormais, nous disposerons pour la première fois d’un système qui permettra d’amener des financements et des experts là où une flambée épidémique se déclare et avant qu’elle ne devienne incontrôlable",  explique Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. "Avec ce mécanisme, nous remédierons à notre incapacité, collective et chronique, à gérer les pandémies mondiales. La crise Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone nous a enseigné que nous devons être beaucoup plus vigilants en ce qui concerne les débuts d’épidémie et intervenir immédiatement pour sauver des vies mais aussi pour protéger la croissance économique", poursuit-il dans un communiqué.  

Le Japon, qui présidera le sommet du G7 les 26 et 27 mai est le premier à apporter sa contribution de 50 millions de dollars à ce fonds. En cas de crise, jusqu'à 500 millions de dollars pourront être mobilisés sur une période initiale de trois ans à destination de deux types de bénéficiaires:  les pays touchés par l'épidémie et les organismes internationaux mobilisés sur place.

L'attribution se fera en fonction de l'ampleur, de la sévérité et de la vitesse de propagation de la maladie qui devra toucher au moins deux pays et figurer sur une liste prédéfinie. Cette dernière inclut des maladies comme la grippe, les coronavirus, les filovirus (Ebola, Marburg) mais aussi des zoonoses (fièvre hémorragique de Crimée-Congo, fièvre de la vallée du Rift, fièvre de Lassa). "On a vu ces dernières années une recrudescence de la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes et réémergences", souligne Margaret Chan, directrice générale de l’OMS dans le communiqué.

Avec ce fonds, la Banque mondiale espère apporter une réponse plus rapide aux épidémies, réduisant au passage leurs dommages sur l'économie. Car le coût annuel des pandémies est estimé à 570 milliards de dollars par an lorsqu’elles sont modérées ou sévère. Si ce mécanisme de financement d'urgence avait été en place pendant la crise Ebola, 100 millions de dollars auraient pu être mobilisés dès juillet 2014 et non en septembre comme ce fut le cas. Ce retard de trois mois a multiplié le nombre de malades par dix. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest a tué 11.300 personnes.

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