Paroles de soignants : "Je me sens prise au piège, comme un animal"

Paroles de soignants : "Je me sens prise au piège, comme un animal"

Publié le 16/11/2021 à 15:30
© Sebastien SALOM-GOMIS / AFP/Archives
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Auteur(s): FranceSoir
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Le mois dernier, nous vous parlions d’une médecin qui avait choisi de donner la parole aux infirmiers et aides-soignants suspendus du fait de leur refus de se soumettre à l’obligation vaccinale.

Une seconde flopée de témoignages vient d’être diffusée sur la chaîne Youtube ZHfilm. Face caméra, le visage hors champ, Franck, Vanessa, Coraline Et M.J font part de leur détresse face aux décisions iniques du gouvernement. "Dans le monde d’aujourd’hui, on a des crédits immobiliers, on a des factures. Je trouve ça inhumain de nous obliger à nous injecter quelque chose dans le corps. C’est ça ou on n’a plus de salaire, ni aide de l’État. […] Je me sens prise au piège, comme un animal", s’apitoie Coraline, infirmière en psychiatrie.

Face à cette situation, il y a ceux qui refusent de céder, quitte à envisager une reconversion, et ceux, comme M.J, qui songent sérieusement à courber l’échine. "Je n’ai pas envie de lâcher, mais j’ai trois enfants, des crédits. Donc au final, je n’arrive pas à envisager autre chose que la vaccination obligatoire, même si c’est contre mon gré."

Également infirmier psychiatrique, M.J livre par ailleurs un témoignage édifiant sur la façon dont étaient pris en charge les patients au début de la crise Covid. "Tous les patients qui rentraient dans notre unité étaient fermés à clé, dans leur chambre pendant 14 jours. Il y avait une surveillance des symptômes pour voir s’ils n’avaient pas le Covid, mais tout l’aspect psychiatrique était laissé de côté. […] C’est-à-dire que quelqu’un qui entendait des voix, il était 14 jours tout seul dans une chambre."

Le récit le plus émouvant est celui de Vanessa, infirmière libérale, que la situation actuelle a plongée dans un profond désarroi. "Je n’ai plus ma joie de vivre. Je pleure tout le temps. La vie s’écroule", lâche-t-elle en larmes.

Auteur(s): FranceSoir

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"Je n’ai pas envie de lâcher, mais j’ai trois enfants, des crédits. Donc au final, je n’arrive pas à envisager autre chose que la vaccination obligatoire."

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