PMA: toujours pas assez de dons de gamètes, vers une pénurie de sperme

PMA: toujours pas assez de dons de gamètes, vers une pénurie de sperme

Publié le 06/11/2017 à 10:49 - Mise à jour à 10:58
©Marcel Mochet/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Selon l'Agence de biomédecine, 3.500 nouveaux couples s'inscrivent chaque année afin de bénéficier d'un don de gamètes (ovocytes ou sperme). Ces dons sont encore insuffisants pour satisfaire la demande, et le problème pourrait s'aggraver avec l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femme seules.

La pénurie de gamètes perdure en France et elle pourrait s'accentuer. Comme chaque fin d'année, l'Agence de biomédecine (organisme public chargé des questions des dons et greffes) a rappelé le manque d'ovocytes et de sperme auxquels sont confrontés les couples ne pouvant avoir d'enfants par la méthode naturelle. Problématique qui pourrait être renforcée par l'élargissement du droit à la procréation médicalement assistée (PMA).

Qu'il s'agisse d'infertilité ou du risque de transmettre une maladie génétique, 3.500 nouveaux couples s'inscrivent chaque année pour obtenir un don de gamètes et ainsi effectuer une PMA. Les dons sont en hausse (540 femmes et 255 hommes en 2015), mais restent insuffisants face à la demande (il faudrait 1.400 donneuses et 300 donneurs selon l'Agence de biomédecine).

Les ovocytes (cellule précurseur de l'ovule) sont aujourd'hui les plus sujetes à la pénurie car leur prélèvement est plus contraignant (injections, prises de sang, échographie, hospitalisation de 24 heures) alors qu'un don ne peut permettre qu'une ou deux naissance quand un don de sperme peut être réparti entre une dizaine de couples.

Mais la pénurie de gamètes mâles pourrait également s'aggraver avec l'ouverture de la PMA aux femmes seules ou couples lesbiens, alors qu'elle est aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels. Sans remettre en cause cette réforme, certains spécialistes prédisent donc une hausse brutale des demandes.

"Rien qu'à Tours, un couple hétérosexuel doit attendre de 12 à 15 mois en moyenne pour bénéficier d'un don de sperme", relève le professeur Fabrice Guérif, co-président Fédération Française d'Etude de la Reproduction et  praticien au CHU Tours dans le service Biologie et médecine du développement et de la reproduction, gynécologie médicale. Un délai d'attente qui devrait donc s'allonger avec la réforme, au point que certains craignent une remise en cause de la gratuité de la procédure.

En 2015, 1.227 enfants sont nés grâce aux dons de gamètes.

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Il faudrait 1.400 donneuses et 300 donneurs de gamètes pour répondre à la demande actuelle.

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