Une rentrée scolaire sur fond de menace épidémiologique

Une rentrée scolaire sur fond de menace épidémiologique

Publié le 04/01/2021 à 12:21
© Thomas SAMSON / AFP/Archives
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Auteur(s): FranceSoir
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La rentrée de janvier est reportée dans des pays comme l’Allemagne, l’Angleterre, la Pologne, l’Autriche ou les Pays-Bas. Mais pas en France, où elle s’est déroulée normalement ce lundi matin.
 
D’aucuns, ce week-end, s’étonnaient du silence du ministre de l’Education nationale, à l’heure où le variant britannique du Sars-Cov-2 se répand en Europe et se montre plus contagieux. 
 
Sûr de ses protocoles sanitaires, Jean-Michel Blanquer a finalement montré le bout de son nez dimanche soir sur BFM TV :
 
« On peut continuer à fonctionner comme nous fonctionnions avant le départ en vacances, mais on est toujours capable d’ajustements dans le futur si nécessaire »
 
L’Education nationale maintient donc le cap, malgré l’inquiétude affichée, notamment, par Jérôme Salomon. 
 
Dans le JDD, le Directeur général de la santé, a parlé d’une « tendance préoccupante » et d’une rentrée à risques pour deux raisons : d’une part, le brassage d’élèves qui ont pu se déplacer dans toute la France durant les vacances ; d’autre part, la présence sur le territoire des variants britanniques et sud-africains. 
 
« Cela peut rebattre les cartes de la situation épidémiologique (…) Il faut donc qu’on soit très attentif au milieu scolaire et universitaire »
 
Ce variant qui inquiète
 
Pour l’épidémiologiste et membre du conseil scientifique Arnaud Fontanet, le variant britannique est « vraiment l’inquiétude du moment ». 
 
« C’est de savoir si ce variant va se répandre et à quelle vitesse sachant qu’il a une transmissibilité qui est de 50% supérieure aux autres variants du virus et que dès lors il peut vraiment nous précipiter dans une situation extrêmement complexe »
Arnaud Fontanet, interrogé par France Info, ne s’est pas prononcé sur la rentrée scolaire, mais certains de ses collègues avait auparavant suggéré un report. 
 
Le professeur en santé publique Philippe Amoyel, par exemple, estime que ce n’est pas tant la vie dans les établissements elle-même qui pose problème, mais « tous les mouvements qu’il y a autour : les parents accompagnent leurs enfants, voient leurs amis, les adolescents restent à la sortie de l’école… ».
 
Vigilance
 
Le maître-mot de ce 4 janvier est donc la vigilance. Jean-Michel Blanquer n’a d’ailleurs pas exclu l’instauration de mesures différenciées dans les jours ou les semaines à venir : 
 
« Si les choses devaient s’aggraver dans certains départements, on pourrait prendre des mesures spécifiques »
 

Auteur(s): FranceSoir

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Pour l'heure, le protocole ne change pas dans les établissements scolaires

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