Les questions à l'Institut Pasteur de Paolo Zanotto

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Les questions à l'Institut Pasteur de Paolo Zanotto

Publié le 02/08/2021 à 19:20
AFP
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Auteur(s): FranceSoir
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Dans un debriefing complet, Paolo Zanotto, PhD a évoqué entre autres le déni et la supression des traitements précoces, et le mal que les présidents Trump ou Bolsonaro ont fait à ses yeux en politisant ce message : "les politiques doivent  faire de la politique, les scientifiques de la science". Il s'est même déclaré prêt à se déplacer devant une commission d’enquête "à ses frais, car en tant que professeur, il est payé par l’argent des contribuables".  De plus, il a partagé et commenté le rapport du Dr David Martin sur le rôle du Dr Fauci (en charge du NAID institut des maladies infectieuses aux Etats-Unis) dans la pandémie. Au cours de son entretien, il a dressé une liste de questions pour président de l’Institut Pasteur, le Dr Steward Cole, en date du 22 juillet 2021. Elles sont en attente de réponses.

"Sur le rôle de l’Institut Pasteur dans les activités compliquées sur le SRAS avant la pandémie actuelle. Concernant mon expulsion de la Plateforme Scientifique Pasteur USP (SPPU) : j’ai également rédigé quelques questions aux responsables de la Plateforme Scientifique Pasteur USP (SPPU) : Dr. Paola Minoprio (représentant Pasteur Paris) et Prof. Luis Carlos Ferreira (représentant USP) et le Recteur de l’USP, Prof. Vahan Agopyan. Le Dr Stewart Cole devrait également répondre à ces questions.

Enoncé 1 :  En bref, étant donné le brevet américain 6 593111 de Baric (claim 1 et 5) et le brevet 852 de CDC (claim 1), aucune recherche aux États-Unis ne pouvait être menée sans permission ou contrefaçon.

Nous avons remarqué que le spécialiste du gain de fonction, le Dr Ralph Baric, avait reçu des millions de dollars de subventions de recherche de plusieurs organismes fédéraux américains, mais qu’il siégeait également au Comité international sur la taxonomie des virus (ICTV) de l’Organisation mondiale de la Santé et au Groupe d’étude des coronaviridés  (CSG). À ce titre, il était à la fois responsable de la détermination de la « nouveauté » des clades d’espèces virales, mais il bénéficiait directement de la détermination des déclarations de nouveauté sous la forme de nouvelles autorisations de financement de la recherche et de brevets et de collaboration commerciale connexes. En collaboration avec les CDC, le NIAID, l’OMS, des parties universitaires et commerciales (y compris Johnson &Johnson; Sanofi  et ses plusieurs sociétés de biotechnologie détenant des brevets sur le coronavirus; Moderna; Ridgeback; Gilead; Sherlock Biosciences; et, d’autres), un groupe puissant d’intérêts constituait ce que nous pouvons dire être des « directions imbriquées » en vertu des lois antitrust américaines.

Questions:

  • Quel est le bénéfice ou la participation de Sanofi sur le brevet américain 6 593 111 de Baric (revendications 1 et 5) et le brevet 852 de CDC (revendication 1)?
  • Quelle a été l’implication de Pasteur Paris et Sanofi sur l’acquis de la recherche fonctionnelle effectuée dans ce contexte ?

Enoncé 2 : Au plus tard le 11 avril 2005, Dr Anthony Fauci  [...] a spécifiquement déclaré que le NIAID finançait activement la recherche sur un microréseau d’ADN de « puce du SRAS » pour détecter rapidement le SRAS (ce qui n’a pas été rendu disponible pendant la« pandémie » en cours) et deux vaccins candidats axés sur la protéine Spike du CoV7du SRAS. Sous sa direction– Zhi-yong Yang, Wing-pui Kong et Yue Huang – Fauci avait au moins un vaccin à ADN en phase d’essais sur des animaux en 20048. Cette équipe, qui fait partie du Centre de recherche sur les vaccins du NIAID, s’est principalement concentrée sur le développement d’un vaccin contre le VIH, mais a également été chargée d’identifier les candidats vaccins contre le SRAS. Il travaillait donc en collaboration avec Sanofi... La décision du Dr Fauci de promouvoir unilatéralement les vaccins comme intervention primaire pour plusieurs « maladies infectieuses » désignées a empêché l’application de thérapies éprouvées  aux malades et aux mourants9.

7 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3320336/
8  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7095382/
9  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1232869/

Question : Quel a été le rôle de l’Institut Pasteur Paris dans la recherche sur les essais sur les animaux du SRAS impliquant Sanofi à partir de 2004 ?

Enoncé 3: Le CDC et le NIAID dirigés par Anthony Fauci ont conclu des échanges commerciaux entre les États (y compris, mais sans s’y limiter, en travaillant avec EcoHealth Alliance Inc.) et avec des pays étrangers (en particulier, l’Institut de virologie de Wuhan et l’Académie chinoise des sciences) par le biais de la subvention R01AI110964 des National Institutes of Health de 2014 et suivants pour exploiter leurs droits de brevet. Cette recherche était connue pour impliquer des protéines de surface dans le coronavirus qui avaient la capacité d’infecter directement les systèmes respiratoires humains. En violation flagrante du moratoire des NIH sur la recherche sur le gain de fonction, le NIAID et Ralph  Baric  ont persisté à travailler avec des composants chimériques du coronavirus spécifiquement pour amplifier la pathogénicité du matériel biologique.

En octobre 2013, la protéine spike du coronavirus S1 de l’Institut de virologie de Wuhan 1 a été décrite dans les travaux financés par le NIAID en Chine. Ce travail a impliqué NIAID, USAID, et Peter Daszak, le chef de l’Alliance EcoHealth. Ces travaux, financés (au titre de l’aide R01AI079231), ont joué un rôle crucial dans l’isolement et la manipulation de fragments viraux sélectionnés dans des sites à travers la Chine qui entre entraient un risque élevé de graves réceptions humainese.10

En mars 2015, on savait que la virulence de la protéine spike S1 et du récepteur ACE II présentait un risque considérable pour la santé humaine. Le NIAID, l’EcoHealth Alliance et de nombreux chercheurs ont déploré le fait que le public n’était pas suffisamment préoccupé par le coronavirus pour financer adéquatement la recherche souhaitée. 11

Question : Quel a été le rôle de l’Institut Pasteur à Paris dans ces développements ? Vos chercheurs connaissaient-ils les problèmes associés à la protéine Spike?

Enoncé 3: Nous avons noté que le spécialiste du gain de fonction, le Dr Ralph Baric, a reçu des millions de dollars de subventions de recherche de plusieurs organismes fédéraux américaines, mais qu’il a également siégé au Comité international sur la taxonomie des virus (ICTV) de l’Organisation mondiale de la Santé et au Groupe d’étude des  coronaviridés  (CSG). À ce titre, il était à la fois responsable de la détermination de la « nouveauté » des clades d’espèces virales, mais il bénéficiait directement de la détermination des déclarations de nouveauté sous la forme de nouvelles autorisations de financement de la recherche et de brevets et de collaboration commerciale connexes. En collaboration avec les CDC, le NIAID, l’OMS, des parties universitaires et commerciales (y compris Johnson &Johnson; Sanofi et ses plusieurs sociétés de biotechnologie détenant des brevets sur le coronavirus; Moderna; Ridgeback; Gilead; Sherlock Biosciences; et, d’autres), un puissant groupe d’intérêts constituait ce que nous dirions être des « directions imbriquées » en vertu des lois antitrust américaines.

Question : Quelle a été l’implication de l’Institut Pasteur à Paris avec le Dr Ralph Baric ?

Enoncé 4 : Août 2017 – Sanofi rachète Protein Science Corp avec des avoirs considérables en brevets sur le SRAS 2018 Juin – Sanofi rachète Ablynx avec des avoirs considérables en brevets sur le SRAS

Question : Quelles recherches ont été menées à l’institut Pasteur à Paris à la suite de ces deux événements ?

Enoncé 5 : Depuis 1999, la capacité de manipuler et d’exploiter le coronavirus à diverses fins a attiré l’attention des individus, des institutions et des organisations commerciales dans les secteurs public, privé et à but non lucratif. Voici la liste de plus de 5 100 brevets et demandes de brevet déposés dans le but exprès de contrôler certains aspects du coronavirus du SRAS.

Question : Quelle a été l’implication de l’Institut Pasteur dans les brevets suivants : US7344720, US20080131466 et US20080131 ?

Enoncé 6 : Compte tenu de ce qui suit sur un chercheur de haut niveau au Sénégal avec succès en utilisant la combinaison d’hydroxychloroquine &azithromycine pour lutter contre COVID-19

L’étude de l’Institut Pasteur

Le Dr Moussa  Seydi a déclaré il y a un an que lui et son équipe ont mené une étude portant sur le traitement de patients atteints de la COVID-19 par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, apparemment inspirée par le célèbre Dr Raoult en France.

Cette étude particulière a été menée en collaboration avec l’Institut Pasteur de Dakar et son directeur, le Dr Amadou Alpha Sall.   Seydi rapporte que les collaborateurs ont soumis leur rédaction pour examen par les pairs dans une revue scientifique.

Et à ce jour que se passe-t-il pour cette combinaison de médicaments? Le Dr Seydi a souligné que « nous continuons à l’utiliser. Depuis, nous avons fait plusieurs analyses intermédiaires qui nous permettent de dire que ce traitement est bénéfique. Le dernier concerne près de 1 000 patients, 926 pour être exact. Le médecin a souligné que « dans le contexte international où les opinions et les résultats de cette association sont divers, il est très important pour nous d’effectuer ces analyses intermédiaires par rapport à nos méthodes. »

Seydi a commenté que l’équipe de l’étude a évalué les paramètres le 15e jour ou deux semaines après l’hospitalisation. L’équipe a comparé leurs résultats des patients sur la combinaison de investigation par rapport à ceux qui n’ont pris aucun traitement. Ils ont découvert que l’etude montrait des résultats considérables en faveur du groupe traité à l’hydroxychloroquine et azithromycine.

https://trialsitenews.com/senegal-top-researcher-successfully-using-combination-of-hydroxychloroquine-azithromycin-to-fight-covid-19/.

2- Par ailleurs, le nombre de décès/millions en France et au Brésil, où la diabolisation du traitement précoce et préventif peut éventuellement contribuer à expliquer les différences significatives de décès par rapport au Sénégal, où le traitement à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine a été mis en œuvre début 2020 (voir graphique ci-dessous).

Question : Pourquoi l’Institut Pasteur de Paris n’a-t-il pas reconnu les résultats obtenus au Sénégal et ne s’est-il pas attaché au nom du peuple français à réduire la mortalité en 2020 ?  Et pourquoi ne s’est-il pas manifesté maintenant sachant que le Pasteur de Dakar a un résultat positif en collaborant avec le Dr Moussa Seydi ?

Enoncé 7   L’ivermectine réduit « la gravité de l’infection » au Covid-19, selon l’institut Pasteur 14 juil. 2021 https://francais.rt.com/france/88707-ivermectine-reduit-gravite-infection-covid-19-selon-institut-pasteur 
On peut lire dans l’article : Hervé Bourhy, chef d’unité à l’Institut Pasteur, qui a également participé aux travaux, estime néanmoins que ces « résultats apportent une avancée significative et [...] ouvrent la voie au développement de meilleurs traitements contre le Covid-19 chez l’homme ».

Question : Ces scientifiques de l’Institut Pasteur de Paris et du Sénégal seront-ils accusés de manque de rigueur scientifique pour défendre des médicaments sans efficacité prouvée ?  Si ce n’est pas le cas, pourquoi le professeur Paolo Zanotto a-t-il été expulsé de la plateforme scientifique Pasteur/USP, SPPU) ?

Enoncé 8 : Le SPPU est en grande partie une conséquence des travaux du Prof. Zanotto depuis plus de 25 ans sur plusieurs virus émergents avec Michèle Bouloy (Institut Pasteur Paris) et Amadou Alpha Sall (Institut Pasteur Dakar) et son rôle clé dans le réseau ZIK. Ces travaux ont mené à l’élucidation du rôle du ZIKV sur la microcéphalie, le mécanisme d’action du ZIKV, la persistance dans les tissus reproducteurs, le cycle enzootique dans les PSN et le développement de 3 plateformes vaccinales en collaboration avec Harvard. Néanmoins, malgré une lettre de ses avocats, plaidant pour un manque de transparence juridique sur le processus administratif mené à la SPPU, la présidence de l’Institut Pasteur à Paris, a rejeté toutes ses contributions et manifesté des préoccupations juridiques et a demandé son expulsion. 

Question: Compte tenu des résultats récents à Paris avec l’ivermectine, les réductions de mortalité au niveau de la population au Sénégal et dans plusieurs autres pays où le traitement précoce s’avère important dans la mortalité, l’hospitalisation et la transmission, ne serait-il pas décent et juste de la part du président de l’Institut Pasteur pour présenter des excuses formelles au professeur Zanotto? Que feront l’Institut Pasteur et l’USP) pour réparer les dégâts causés par la décision d’exiger son expulsion dans un procès de singe au SPPU ?"

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