L’inexorable déclin du moteur diesel

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France-Soir
Publié le 09 janvier 2020 - 09:01
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Moins de la moitié (47,9%) des voitures neuves livrées en janvier roulent au gazole
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© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
Le diesel représente aujourd'hui un tiers des ventes
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Le diesel ne représente plus que 34 % des ventes de véhicules neufs en France contre 73 % en 2012. Jusqu'où cette chute peut-elle aller? 
 
Le marché des voitures neuves est en forme en France, marqué par une hausse des immatriculations de 1,9 % (et même 2,3 % à jours ouvrés comparables) en 2019, selon les chiffres du CCFA – Comité des constructeurs français d’automobiles. Mais dans ces chiffres globaux, un type de motorisation, en particulier, subit le désamour des conducteurs: le diesel. 
 
 
Prix du gazole et Dieselgate
 
En deux ans, les motorisations diesel ont perdu 14 % de parts de marché. Elles ne représentent plus aujourd’hui que 34 % des ventes de véhicules neufs, et même 22 % si l’on se cantonne aux voitures particulières. On est (très) loin du «pays du tout diesel», lorsque la grande majorité des acheteurs privilégiaient cette motorisation. Ce n’est pas si vieux, le diesel représentait encore 73 % des ventes de voitures neuves en 2012. 
 
Les deux premières raisons qui expliquent cette désaffection tiennent dans une fiscalité toujours moins incitative, puisque les prix du gazole s’alignent progressivement sur ceux de l’essence, et dans la méfiance provoquée par le scandale des moteurs truqués en 2015. Aujourd’hui, s’ajoutent la question des émissions de particules fines et la multiplication des zones à faible émission et à circulation restreinte dans les villes. Aucune voiture diesel, par exemple, ne peut actuellement prétendre à la vignette Crit’Air 1.
 
Moins de CO² que l’essence
 
Est-ce à dire que le diesel est voué à disparaître du paysage automobile français? Rien n’est écrit, tout au moins pour les années à venir. La motorisation diesel émet 10 % de moins de CO² que les essences. Et les ingénieurs travaillent sur le gros défaut de ce type de moteur: l'émission des particules fines. Et les progrès seraient réels. S’alignant sur les exigences de la norme Euro 6d qui est entrée en vigueur au 1er janvier, les diesels ne dépassent plus le seuil de  95 gr/km de CO² en moyenne.  Suffisant pour sauver le moteur à mazout? Sur les utilitaires peut-être, pour les voitures particulières, c'est moins sûr.
 
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