La SNCF teste un nouveau dispositif pour attraper les fraudeurs: le contrôleur incognito

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

La SNCF teste un nouveau dispositif pour attraper les fraudeurs: le contrôleur incognito

Publié le 29/09/2017 à 18:04 - Mise à jour à 18:07
© Geoffroy Van der Hasselt / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Pour tenter de mettre la main sur tous les fraudeurs qui échappent au contrôle des titres de transports, la SNCF a décidé de mettre en place un nouveau dispositif avec des agents en civil, qui pourront verbaliser pendant le trajet. Pour l'instant, un test est effectué en Île-de-France, sur certains RER et transiliens. Mais s'il est concluant, il pourrait bien être étendu d'ici la fin de l'année.

Pour endiguer le fléau de la fraude, qui lui fait perdre chaque année près de 300 millions d'euros, la SNCF a décidé de tester un nouveau dispositif en "infiltrant" des contrôleurs parmi les voyageurs. Selon une information dévoilée par RTL, la société ferroviaire testerait en effet sur certaines lignes d'Île-de-France actuellement ces nouveaux contrôles dits anti-fraude, avec des agents en civil qui sont censés servir de barrage filtrant aux contrôleurs en uniforme.

Le principe est simple. Quand l'heure des contrôles est venue, les contrôleurs incognito sortent de l'ombre en toute discrétion au bout d'un wagon, quand leurs collègues en uniforme y pénètrent justement de l'autre côté. Impossible alors pour les fraudeurs de fuir ou de se cacher dans les toilettes.

Pour l'instant, les TER ne sont pas concernés. Mais si le succès de ce test est au rendez-vous, d'autres régions pourraient aussi bénéficier de ces nouveaux contrôles d'ici la fin de l'année. A noter que, selon Le Figaro, seules quatre lignes ont intégré les contrôleurs en civil pour cette expérimentation: il s'agit du RER B, du RER D, et des lignes de transilien H et K.  

En 2015, la SNCF avait déjà décidé de frapper un grand coup dans sa lutte contre la fraude en augmentant le tarif des amendes (jusqu'à 50 euros en plus du prix d'achat du titre de transport). La majoration, en cas de retard de paiement de ces fameuses amendes, peut elle désormais allée jusqu'à 375 euros.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Chaque année la SNCF perd près de 300 millions d'euros à cause des fraudeurs.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-