Visibilité des vélos la nuit : conseils pour rouler en toute sécurité

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France-Soir
Publié le 15 novembre 2019 - 11:55
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Cyclisle la nuit à Paris
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PHILIPPE DUPEYRAT / AFP
En vélo la nuit, il faut d'abord être visible
PHILIPPE DUPEYRAT / AFP
Les trajets en vélo de nuit deviennent plus fréquents en cette période de l’année. Des équipements sont obligatoires, d’autres indispensables aux cyclistes pour rester parfaitement visible et éviter l’accident. 
 
Avec les jours plus courts, les trajets à vélo, en particulier pour aller au travail et revenir, se font souvent de nuit. La prudence s’impose bien sûr, mais pour leur sécurité, les cyclistes ont également tout intérêt à bien s’équiper. Objectif visibilité ! 
 
Les équipements obligatoires
 
Casque pour les enfants de moins de 12 ans et appareil d’avertissement sont d’une manière générale obligatoire pour la circulation en vélo. Mais dès lors que la visibilité est insuffisante, d’autres équipements sont imposés par la loi.
 
Il s’agit en premier lieu d’un gilet de haute visibilité homologué CE et obligatoire hors agglomération. Faute de quoi, le cycliste risque une amende forfaitaire de 35€, qui peut aller jusqu’à 150€. 
 
Surtout, tout vélo doit être équipé de dispositifs d’éclairage et de signalisation. En l’occurrence, de jour comme de nuit, de systèmes réfléchissants appelés catadioptres : un ou plusieurs à l’arrière, des accessoires orange sur les côtés et sur les pédales, blancs à l’avant. 
 
Deux feux de position sont également imposés dès lors que la nuit commence à tomber (en cas de visibilité insuffisante en général) : un à l’avant « émettant une lumière non éblouissante, jaune ou blanche », et un à l’arrière. Là encore, tout manquement est passible d’une amende (de 11€ à 38€). 
 
L’éclairage du vélo peut être mobile, avec un kit clipsable amovible led pour les personnes qui n’effectuent que rarement des trajets de nuit, ou fixe, pour ceux qui roulent régulièrement dans ces conditions. 
 
Opération haute visibilité 
 
Afin de se garantir une sécurité maximale, les cyclistes peuvent encore utiliser, en particulier en ville, des écarteurs de danger. Ces bras de couleur orangée, de 30 à 40 cm de long, se positionnent à l’arrière et à gauche du deux-roues et visent à maintenir les automobilistes à bonne distance. Rappelons en effet que le code de la route leur impose une distance latérale de sécurité de 1 m en agglomération et 1,5 m hors agglomération lorsqu’ils dépassent un cycliste. Le non-respect de cette distance est l’une des principales sources d’accident impliquant une voiture et un vélo. 
 
Voilà le BA-ba de la sécurité en vélo, être en permanence visible. C’était d’ailleurs, la semaine dernière, le thème d'une campagne de sensibilisation de la FUB, la Fédération française des usagers de la bicyclette : « Cyclistes, brillez ! ». 
 
Le moyen de briller la nuit en vélo, justement, est plutôt simple à mettre en œuvre. Outre les équipements déjà cités, il convient de multiplier les accessoires réfléchissants, brassard, harnais, couvre casque, couvre sac, etc. Sans vouloir à tout prix vous transformer en sapin de Noël ambulant, sachez qu’il existe désormais des garde-boue éclairés et des pompes à vélo lumineuses. Et en plus, c’est tendance ! 
 
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