"Allo? Ce n'est pas la peine de venir au travail": des salariés d'une filiale d'EDF licenciés par téléphone

"Allo? Ce n'est pas la peine de venir au travail": des salariés d'une filiale d'EDF licenciés par téléphone

Publié le 06/07/2017 à 10:50 - Mise à jour à 11:07
© LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Cinq salariés de Luminus, une filiale belge d'EDF, ont appris leur licenciement par un message téléphonique le 29 juin. Les syndicats sont choqués et inquiets du message ainsi envoyé. Au siège français d'EDF, on admet des "maladresses" dans la gestion de ces départs.

Il y a la raison d'un licenciement. Et il y a aussi la manière. Et pour Luminus, une filiale du géant énergétique français EDF en Belgique, ce dernier point a été gravement défaillant. Jeudi 29 juin, cinq salariés de l'entreprise ont reçu un coup de fil pour le moins "abrupt". "Allô? Je te laisse un message pour te dire que ce n'est pas la peine de venir au travail demain". C'est ainsi que commençait le message, visiblement lu par un chef de service selon le témoignage des salariés concernés, qui leur a été transmis pour leur expliquer que leur contrat de travail allait prendre fin.

L'entreprise Luminus est un poids lourd de l'énergie en Belgique puisqu'elle compte pas moins de 900 salariés. Mais la chute du prix du mégawattheure a durement touché la société qui a du subir une baisse de 15% de son chiffre d'affaire par rapport au dernier exercice. Conséquence: Luminus a décidé de se séparer de 14 personnes. Question: pourquoi cinq d'entre eux ont-ils appris leur éviction de cette façon?

Au siège d'EDF, en France, on admet des "maladresses" assez embarrassantes. "Même s'il s'agissait au départ d'une bonne intention, qui était de prévenir les salariés concernés pour qu'ils ne l'apprennent pas par d'autres voies, nous ne cautionnons pas ces pratiques inappropriées qui ne sont pas fidèles aux valeurs du groupe" promet le groupe.

Des représentants de Gazelco, l'un des principaux syndicats du domaine de l'énergie en Belgique, outre la consternation de savoir que des salariés sont licenciés par téléphone, s'inquiètent que cette manière de faire puisse préfigurer des licenciements de plus grande ampleur.

Le lendemain du coup de fil, les cinq salariés ont reçu une lettre recommandée confirmant leur licenciement. Lorsqu'il se sont présentés à leur poste de travail, ce n'était que pour retrouver les affaires de leur casier, en principe verrouillé, rangés dans un carton à l'accueil. Prêts à partir.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le siège d'EDF reconnaît des "maladresses" dans la façon d'annoncer le licenciement de ces salariés.

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