Bourse de Paris: clôture en baisse de -0,60% ce lundi 23 janvier 2017

Auteur(s)
La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 23 janvier 2017 - 20:29
Image
Bourse Paris Illustration fronton
Crédits
©Eric Piermont/AFP
Le CAC 40 a perdu 29,26 points à 4.821,41 points.
©Eric Piermont/AFP
La Bourse de Paris a terminé la séance de ce lundi en baisse de -0,60%. Le CAC 40 a perdu 29,26 points à 4.821,41 points.

La Bourse de Paris a fini la séance en repli lundi (-0,60%), le marché se montrant prudent vis-à-vis de la politique économique du nouveau président américain, Donald Trump, lors d'une séance à l'agenda clairsemé.

L'indice CAC 40 a cédé 29,26 points, à 4.821,41 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,8 milliard d'euros. Vendredi, le marché parisien avait grignoté 0,20%.

Parmi les autres marchés européens, Londres a perdu 0,66% tandis que Francfort s'est replié de 0,73%. L'Eurostoxx 50 a pour sa part baissé de 0,80%.

La cote a ouvert dans le rouge et n'a pas réussi à revenir à l'équilibre, circonspecte après des annonces du nouveau dirigeant américain.

Il y a du côté des investisseurs un "manque d'initiatives et un peu de frilosité", explique à l'AFP Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque.

"Les marchés ont beaucoup progressé depuis l'élection de Donald Trump (en novembre, NDLR), en raison des mesures espérées en terme de fiscalité ou autres", rappelle l'analyste.

Or, "pour le moment, les mesures que Donald Trump semble vouloir porter sont plutôt liées au protectionnisme. Cela déçoit un peu les investisseurs", poursuit-il.

Comme annoncé dans les médias un peu avant, Donald Trump a signé l'acte de retrait des Etats-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP), négocié pendant des années par l'administration Obama et vu comme un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine. Cette signature a été officialisée après la fermeture du marché.

La veille, M. Trump avait en outre affirmé qu'il allait commencer à renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) avec les dirigeants du Canada et du Mexique, qu'il doit rencontrer prochainement.

Le 45e président américain a par ailleurs reçu lundi 12 chefs d'entreprise à la Maison Blanche, leur promettant des baisses "massives" d'impôts et une réduction de 75% de la réglementation, mais sans donner la moindre précision sur la nature exacte des réformes envisagées.

En dehors de la politique internationale, l'agenda était relativement creux, avec peu d'indicateurs au menu de la séance.

Du côté des valeurs, Crédit Agricole a reculé de 2,70% à 12,06 euros après l'annonce d'une dépréciation de 491 millions d'euros de la valeur de LCL, sa banque de détail, en raison de "renégociations massives des prêts immobiliers".

Société Générale a lâché pour sa part 2,19% à 44,84 euros, pénalisée par une amende de 50 millions de dollars visant à solder aux Etats-Unis des poursuites liées à la crise des crédits immobiliers à risque "subprime", à l'origine de la crise de 2008.

Les autres valeurs du secteur ont aussi fini mal orientées à l'image de BNP Paribas (-1,47% à 59,18 euros) et Axa (-1,28% à 22,81 euros).

Les titres liés au pétrole ont terminé dans le rouge dans leur majorité sur fond de cours du pétrole en recul, à l'image de Total (-1,31% à 47,49 euros), CGG (-5,00% à 10,08 euros) et TechnipFMC (-2,56% à 31,23 euros). A l'inverse, Vallourec a pris 3,06% à 7,01 euros.

Saint-Gobain a cédé 0,67% à 46,20 euros après que sa branche Distribution Bâtiment France a annoncé une prise de participation dans la start-up Mon maître carré, un site de mise en relation entre particuliers et architectes et décorateurs d'intérieur.

PSA a grappillé 0,24% à 17,05 euros. Le groupe va annoncer son retour en Inde via une co-entreprise avec le conglomérat familial CK Birla, selon Les Echos.

Elis a de son côté été dopé (+4,72% à 17,05 euros) par un relèvement de recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par HSBC.

A l'inverse, Nokia a baissé (-2,96% à 4,32 euros) après un abaissement de sa recommandation à "conserver" contre "acheter" précédemment par SEB.