Roissy et Orly débordés par l'afflux de touristes, les files s'allongent aux guichets de contrôle des aéroports

Roissy et Orly débordés par l'afflux de touristes, les files s'allongent aux guichets de contrôle des aéroports

Publié le 12/07/2017 à 11:40 - Mise à jour à 11:49
©Kenzo Tribouillard/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Depuis la fin du mois de juin, le temps d’attente aux contrôles de sécurité des aéroports parisiens (Roissy et Orly) monte en flèche, sans qu'il soit possible d'enrayer le mouvement. Le manque d'effectifs et les contraintes sécuritaires croissantes ont créé un engorgement sérieux de l'infrastructure.

Débordés. Plusieurs acteurs du secteur du transport aérien tirent la sonnette d'alarme et en appelle maintenant au Premier ministre. Les deux aéroports parisiens (Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly) ne parviennent plus à faire face à l'afflux de voyageurs au moment des contrôles, générant des files d'attente de plus en plus longues. Et, en bout de chaîne, des retards au départ qui se multiplient.

La cause est connue: un manque d'effectifs chez les agents de la police aux frontières conjugué à l'intensification de mesures de sécurité par crainte d'une action terroriste, le tout sur fond d'une hausse continue du nombre de voyageurs dans les aéroports parisiens (+25% depuis dix ans).

De plus, la mise en place de l'état d'urgence (qui devrait normalement prendre fin en novembre prochain) a entraîné le rétablissement du contrôle aux frontières pour les vols à destination ou en provenance de l'espace Schengen. Cela a considérablement accru le travail d'autant que les capacités aéroportuaires n'ont pas été conçues pour encaisser un choc aussi abrupt.

Conséquence: des files qui s'allongent, parfois de manière anarchique, et des voyageurs excédés de devoir faire face à une attente qui atteint parfois 90 minutes, face à des guichets rarement occupés à leur maximum.

L'Union des aéroports français (UAF) et de la Fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM) ont présenté mardi 11 à Matignon un ensemble de mesures pour essayer de trouver rapidement une solution. Piste privilégiée: un déploiement massif de sas Parafe, qui permettent des contrôles automatisés des passeports biométriques et répondraient ainsi à la question des effectifs de la PAF. Reste à savoir si Matignon serait favorable à cette option… et le temps qui serait nécessaire pour la déployer alors que la haute saison va commencer.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Les craintes sont élevé à l'approche de la haute saison.

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