Glyphosate: le géant américain Monsanto a payé des scientifiques pour légitimer l'herbicide

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 05 octobre 2017 - 18:07
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Manifestation contre le géant de la biotechnologie Monsanto à Paris le 21 mai 2016
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© JOEL SAGET / AFP/Archives
Monsanto a nié en bloc les accusations de "ghostwriting" et a assuré que les mails qui ont servi de preuve au "Monde" ont été sortis de leur contexte.
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"Le Monde" a révélé ce jeudi que le géant américain de l'agrochimie Monsanto avait eu recours à une pratique polémique pour montrer que le glyphosate n'était pas dangereux. Pratique dite de "l'écriture fantôme" ("ghostwriting") et qui consiste en gros à payer des scientifiques pour signer des papiers d'employés de Monsanto, afin d'y apporter du crédit.

Après les Panama Papers, voici venir les Monsanto Papers. Le glyphosate, herbicide mis au point et commercialisé par l'entreprise agrochimique américaine Monsanto, accusé de provoquer le cancer (plus de 3.500 plaintes en cours aux Etats-Unis, de nombreuses en France également), est plus que jamais au cœur du scandale.

Le journal Le Monde, qui a eu accès à des documents rendus publiques par Monsanto a révélé ce jeudi 5 que le géant américain de l'agrochimie avait mis en place un vaste système de "désinformation organisée" pour légitimer le glyphosate et contrer les critiques dont le Roundup, notamment, fait l'objet.

La pratique en question s'appelle le "ghostwriting", "l'écriture fantôme" en français. Selon Le Monde, Monsanto aurait fait rédiger par ses employés certains articles en y apportant une caution scientifique, par le biais de signatures d'experts en la matière. Ces experts reconnus étaient évidemment rémunérés pour apposer leurs paraphes sur ces textes.

Monsanto se serait aussi permis par le passé de corriger certains détails dérangeants sur des articles d'intervenants extérieurs.

Le Monde a cité en exemple le biologiste américain Henry Miller, qui a signé plusieurs tribunes écrites par Monsanto, dans le New York Times ou le magazine Forbes. Ce dernier a d'ailleurs supprimé tous les articles signés par le scientifique de son site Internet.

Pour sa défense, Monsanto a nié en bloc les accusations de "ghostwriting" et a assuré que les mails qui ont servi de preuve au Monde ont été sortis de leur contexte.

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