"On nous met le pistolet sur la tempe" - Quatre soignants témoignent

"On nous met le pistolet sur la tempe" - Quatre soignants témoignent

Publié le 08/10/2021 à 10:10
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Auteur(s): FranceSoir

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Il est historique que des soignants soient suspendus pour leur refus d'un vaccin en phase d’expérimentation. Alors que la Suède mais aussi le Danemark, la Norvège et la Finlande viennent de suspendre de leur côté le vaccin du laboratoire Moderna suite à une forte augmentation du nombre de myocardites et péricardites chez les moins de 30 ans, beaucoup de soignants en France souhaitent témoigner sur ce qu’ils vivent, entre survie financière et doutes sur ces vaccins.

On pense souvent au personnel hospitalier lorsque l’on parle des médecins suspendus depuis le 15 septembre, or ce sont aussi les pompiers, les éducateurs spécialisés et les aides-soignants dans les foyers d’aides aux personnes handicapées, ou encore les personnels administratifs des établissements de santé, jusqu’aux comptables, jardiniers, personnels de restauration, etc.

Nous vous proposons dans cet entretien de découvrir l’histoire de quatre soignants de divers domaines. Se sentant trahi par le gouvernement français et par les autorités de santé, Thierry, dont les diplômes ne lui permettent pas « de pouvoir se retourner » pour trouver du travail en dehors des activités de pompier ou d’aide-soignant, juge que cette obligation revient à lui mettre un « pistolet sur la tempe ».

Certains leur reprocheront de transmettre le virus dans les établissements de santé. Eux s’accordent sur la peur d’un vaccin en phase d’expérimentation, dont on sait aujourd’hui qu’il n'empêche pas la contamination. Béatrice, aide psychologique en économie sociale et familiale, raconte son histoire : obligée de se vacciner contre l’hépatite B, déjà pour garder son travail à l’époque, elle a fait une mauvaise réaction à ce vaccin près de 20 ans plus tôt, développant des pathologies auto-immunes. Cela ne constitue pas pour l’instant une contre-indication ; en attendant qu’elle obtienne cette dérogation, elle ne peut plus exercer son travail et donc ne peut plus toucher son salaire le temps de la suspension.

Lire aussi : Soignante non-vaccinée, elle obtient gain de cause auprès du tribunal administratif de Cergy

Christelle, infirmière, souhaite compléter son témoignage vidéo par cette lettre :

« C’est affligeant de nous avoir demandé de travailler en étant positifs asymptomatiques malgré nous (par faute de personnel) et que maintenant, on nous accuse de contaminer des gens et d’être le véhicule de ce virus.

Ce passe sanitaire n’est qu’un moyen de contrôle politique, en aucun cas sanitaire, car le fait d’être vacciné n’empêche pas la transmission du virus donc invalide totalement la logique du passe ! Si c’était réellement sanitaire, on renforcerait les équipes, on ouvrirait des lits, mais on n’emploierait pas de vigiles à la place ! Pourquoi ne pas avoir abordé davantage le sujet de comment renforcer notre système immunitaire ? Pourquoi bloquer les traitements trouvés par de grands chercheurs ? Pourquoi tout miser sur la vaccination ?

Ça ne crée que de la discrimination entre les citoyens, on est divisés entre les personnes qui ont accès à certains droits et d’autres à rien, comme l’accès aux soins par exemple, comment est-ce possible de s’asseoir sur autant de valeurs telles que le serment d’Hippocrate ? Hypocrites, oui.

L’accès à l’éducation pour nos enfants, certains lieux, loisirs, évènements, etc.

Je me sens exclue de cette société pour laquelle je contribue et c’est douloureux et injuste de ne pas avoir les mêmes droits que tout le monde.

On a plus de 99 % de chance de ne pas mourir de ce virus mais on est prêt à mettre en péril autant de libertés ? Où se trouvent nos valeurs démocratiques ? Notre droit au travail ? Notre droit de disposer de notre corps ? Nos anciens se sont battus lors de la Révolution pour nos libertés, n’y renonçons pas, mais au contraire battons-nous pour les conserver ! Restons unis, ne baissons pas les bras, et continuons à nous informer grâce à des médias indépendants qui nous permettent d’avoir un autre regard sur l’information. »

Auteur(s): FranceSoir

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