La Bourse de Paris plombée par une économie fragilisée en zone euro (-1,37%)

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Par AFP - Paris
Publié le 22 mars 2019 - 14:44
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La Bourse de Paris s'enfonçait dans le rouge vendredi à la mi-journée (-1,37%) après des chiffres préoccupants pour l'économie de la zone euro qui inquiètent les investisseurs et éclipsent le sursis du Brexit.

A 13H30 (12H30 GMT), l'indice CAC 40 cédait 73,50 points à 5.305,35 points dans un volume d'échange de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait fini sur une note hésitante (-0,07%) à 5.378,85 points.

La cote parisienne, qui avait ouvert en hausse, a commencé à déprimer après l'annonce décevante d'un indicateur avancé français et a continué de s'enfoncer en découvrant d'autres chiffres maussades pour l'économie allemande et la zone euro.

Wall Street s'apprêtait à ouvrir en terrain négatif. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,63%, l'indice élargi S&P de 0,65% et le Nasdaq, à dominante technologique, de 0,58%.

"Les mauvais indices PMI du mois de mars publiés ce matin en Europe entraînent la poursuite de la consolidation", observe Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

"Sur les marchés européens, les investisseurs cèdent leurs actions après des annonces décevantes sur l'économie en France et en Allemagne. Les secteurs manufacturier et des services se contractent en France, et l'industrie manufacturière allemande est à son plus bas niveau depuis juillet 2012", souligne de son côté David Madden, analyste de CMC Markets.

L'indice PMI pour le secteur manufacturier allemand, qui mesure la croissance de l'activité, s'est inscrit à 44,7 en mars, tandis que les analystes tablaient sur 48. Lorsque l'indice est inférieur à 50, cela signifie que l'activité diminue.

Dans la zone euro, le PMI pour l'ensemble du secteur privé a reculé à 51,3 points en mars, contre 51,9 en février. Les analystes tablaient sur une très légère hausse à 52 points.

L'indice Markit pour la France (48,7 points), inférieur à celui de la zone euro, constitue également une mauvaise surprise, alors que le gouvernement ainsi que plusieurs organismes économiques disent s'attendre à une croissance plus forte cette année dans l'Hexagone que chez ses voisins européens.

"Les investisseurs attendaient leur publication pour y trouver des indications sur les perspectives de croissance. Ces indices occultent au passage le fort rebond des marchés américains et le report du Brexit", complète M. Pichard.

Jeudi soir, les dirigeants européens ont accordé au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue du 29 mars, fixant désormais l'échéance au 12 avril.

Selon cette offre, si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre avec l'UE, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai.

En cas de nouveau rejet, Londres aura jusqu'au 12 avril pour décider d'organiser des élections européennes. Ce qui lui permettrait alors de demander un nouveau report dont la durée n'a pas été fixée.

La Première ministre va devoir à présent soumettre son accord de retrait la semaine prochaine, aux députés, à une date encore non fixée.

Tout le CAC 40 dans le rouge

Côtés valeurs, l'intégralité des titres de l'indice CAC 40 déprimait.

Le secteur sidérurgique était pénalisé par son statut de valeurs cycliques dans un environnement d'aversion au risque. Eramet (-6,19% à 48,92 euros) enregistrait la plus forte baisse du SBF 120, suivi d'Aperam (-4,70% à 26,79 euros) ou encore d'ArcelorMittal (-3,76% à 18,69 euros).

Cellnovo subissait une baisse de recommandation de Gilbert Dupont et s'effondrait de 9,41% à 0,49 euro.

Eiffage reculait de 1,40% à 85,78 euros. Le groupe a remporté un contrat de plus de 250 millions d'euros pour construire au Royaume-Uni un parc éolien destiné à alimenter près d'un million de foyers.

Sequana était suspendu jusqu'à nouvel avis à la demande de la société. Le groupe papetier a annoncé jeudi avoir obtenu la conversion de sa procédure de sauvegarde en redressement judiciaire, comme il demandait compte tenu des incertitudes dans le litige qui l'oppose au groupe britannique BAT.

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