Gendarme tué en Ariège : le procès pour "meurtre" du chauffard s'ouvre lundi

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Par AFP - Foix
Publié le 04 mai 2019 - 11:56
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Les obsèques du gendarme Christian Rusig, tué lors d'un contrôle routier, le 30 novembre 2016 à Tarascon-sur-Ariège
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© PASCAL PAVANI / AFP/Archives
Les obsèques du gendarme Christian Rusig, tué lors d'un contrôle routier, le 30 novembre 2016 à Tarascon-sur-Ariège
© PASCAL PAVANI / AFP/Archives

Loïc Gekiere, un délinquant récidiviste, a-t-il percuté délibérément le major de gendarmerie Christian Rusig, mortellement blessé en 2016 lors d'un contrôle routier? La question sera au centre de son procès pour meurtre qui s'ouvre lundi devant les assises de l'Ariège.

L'accusé, âgé de 33 ans, incarcéré à la prison de Seysses (Haute-Garonne) depuis sa mise en examen, risque la réclusion criminelle à perpétuité s'il est reconnu coupable de "meurtre d'une personne dépositaire de l'autorité publique", la principale charge pesant sur lui. Le verdict est attendu vendredi.

Le drame avait à l'époque suscité une vive émotion. Venu à Tarascon-sur-Ariège pour un hommage national à la victime, le ministre de l’Intérieur d'alors, Bernard Cazeneuve, avait déploré qu'un "nouveau palier" ait "été franchi dans la violence" à l'encontre des forces de l'ordre.

"Le suspect a foncé sur lui de manière délibérée avec l'intention de le tuer", avait jugé le ministre, martelant que les violences contre les forces de l'ordre "ne doivent jamais être impunies".

L'accusé avait fauché le major Rusig, un gendarme expérimenté de 55 ans, alors que ce dernier était descendu de voiture pour le contrôler, à l'issue d'une course-poursuite un soir de novembre 2016.

En contrôle routier de routine près de Tarascon-sur-Ariège, l'officier et son coéquipier avaient été alertés par le comportement de cet automobiliste, qui avait fait demi-tour à leur approche.

Coincé par la voiture de gendarmerie, l'accusé "heurte le gendarme, roule sur son corps et le traîne sur plusieurs mètres", avait décrit le parquet de Toulouse.

Proche de la retraite, le major Rusig, qui commandait depuis 2011 la brigade de Tarascon-sur-Ariège, décèdera quelques heures plus tard à l'hôpital toulousain où il avait été héliporté.

Selon l'enquête, le chauffard aurait agi sciemment. Roulant sans permis de conduire, il encourait la prison pour récidive de violation d'une interdiction de séjour dans l'Ariège.

Selon des gendarmes locaux ayant eu affaire à lui, il les aurait aussi menacés verbalement début 2016 sur le mode "la prochaine fois ce sera vous ou moi".

Condamné par le passé à 24 reprises pour des atteintes aux biens et aux personnes, l'homme a contesté l'homicide volontaire et nié avoir perçu le choc entre sa voiture et le militaire.

Sa compagne de 21 ans, présente dans la voiture, avait pour sa part témoigné "avoir senti un impact sur le véhicule". Elle doit également comparaître, libre, pour "complicité de conduite sans permis et circulation d'un véhicule sans assurance".

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