Liban : arrestation du meurtrier présumé d'une employée de l'ambassade britannique

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Par AFP
Publié le 18 décembre 2017 - 10:30
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Photo non datée distribuée le 17 décembre 2017 par la famille de Rebecca Dykes, via le ministère bri
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© HO / Foreign and Commonwealth Office (FCO)/AFP
Photo non datée distribuée le 17 décembre 2017 par la famille de Rebecca Dykes, via le ministère britannique des Affaires étrangères, au lendemain du meurtre de la jeune femme à Be
© HO / Foreign and Commonwealth Office (FCO)/AFP

Un chauffeur libanais de la société Uber arrêté lundi a avoué avoir tué une Britannique travaillant pour l'ambassade de son pays au Liban après avoir tenté de la violer, a-t-on appris de source judiciaire.

Rebecca Dykes, 30 ans, a été retrouvée morte samedi soir au bord d'une autoroute au nord de Beyrouth, une corde autour du cou et présentant des signes d'étranglement.

Elle travaillait pour le Département de développement international de Grande-Bretagne (DFID), un organe gouvernemental.

"Le détenu a confessé qu'il avait profité de l'état d'ébriété de la jeune femme et l'avait conduite vers une autoroute sans qu'elle ne s'en rende compte. Il s'est ensuite garé dans un endroit peu fréquenté", a déclaré à l'AFP une source judiciaire.

"Lorsqu'il a commencé à l’agresser sexuellement, elle a résisté, a pu s'enfuir de la voiture et a commencé à crier avant qu'il ne la ramène à la voiture et ne l’étrangle", a ajouté cette même source, précisant que le "détenu avait des antécédents criminels et avait été arrêté à deux reprises pour harcèlement et vol de client".

"Un chauffeur (...) libanais", "a avoué son crime", avait indiqué plus tôt lundi l'agence libanaise ANI, selon laquelle la jeune femme était montée dans son véhicule vendredi soir dans un quartier branché du centre de Beyrouth.

D'après un responsable judiciaire, l'agresseur présumé est affilié à Uber, société américaine de location de voitures avec chauffeur (VTC). La victime avait commandé son véhicule "par le biais de l'application", a poursuivi cette source sous couvert de l'anonymat.

"Nous sommes horrifiés par cet acte de violence (...) Nous travaillons avec les autorités pour les aider dans leur enquête", a indiqué un porte-parole de Uber à l'AFP à Londres.

Selon lui, les conducteurs qui utilisent l'application au Liban "se conforment aux procédures gouvernementales", parmi lesquelles l'exigence d'avoir un permis de conduire commercial, un véhicule enregistré pour usage commercial et un casier judiciaire vierge.

Au Liban, les femmes ont souvent recours aux applications de type Uber, jugées plus sûres que les taxis. Leurs chauffeurs doivent fournir un certain nombre de données personnelles.

Un responsable de sécurité avait indiqué à l'AFP que le meurtrier présumé avait été arrêté lundi "à l'aube". S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, cette source avait exclu toute "motivation politique" derrière ce crime.

Le chauffeur a pu être retrouvé grâce aux caméras de contrôle de la circulation, selon ANI.

De tels crimes sont rares dans la capitale libanaise, considérée comme relativement sûre pour les touristes et l'importante communauté expatriée qui y réside.

"Toute l'ambassade est profondément choquée et attristée par cette nouvelle", avait réagi dimanche l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Beyrouth, Hugo Shorter, en présentant ses condoléances à la famille de "Becky".

"Nous sommes anéantis par la mort de notre Rebecca bien-aimée. Nous faisons tout notre possible pour comprendre ce qui s'est passé", a de son côté indiqué la famille dans un communiqué transmis par le ministère britannique des Affaires étrangères.

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