"Ballerina": danse avec les stars (VIDEO)

Un dessin animé franco-québécois

"Ballerina": danse avec les stars (VIDEO)

Publié le :

Vendredi 11 Novembre 2016 - 13:48

Dernière mise à jour :

Samedi 17 Décembre 2016 - 17:59
Une adolescente d'un orphelinat de Bretagne qui rêve de devenir danseuse étoile à l'Opéra de Paris: c'est l'histoire de "Ballerina", un dessin animé franco-québécois qui sort ce mercredi sur les écrans, à destination d'un public familial en prévision des vacances de Noël.
Facebook icon
Twitter icon
Google icon
©Gaumont Distribution
-A +A

Pour les dessins animés, il n'y a pas que les studios américains, le cinéma français s'en tire aussi très bien. Nouvelle preuve avec Ballerina, film franco-québécois qui raconte comment une orpheline bretonne rêve de devenir danseuse étoile à l'Opéra de Paris à la fin du XIXe siècle (ce mercredi 14 sur les écrans).

On est en 1879 et deux ados d'une douzaine d'années, Félicie et Victor, s'ennuient dans leur orphelinat près de Quimper. Jolie rousse aux yeux verts gentiment effrontée, Félicie n'a gardé de ses parents inconnus, qui l'ont abandonnée à l'âge d'un an, qu'une petite boîte à musique avec une petite ballerine qui tourne sur elle-même. Elle a un besoin vital de s’exprimer par le mouvement, et notamment la danse, sa passion.

Son meilleur ami Victor, secrètement amoureux d'elle bien sûr, dégourdi et gouailleur, téméraire et courageux de nature, a des dons d'inventeur et l'envie de donner libre cours à son imagination et son esprit d'entreprise.

"On a grandi ensemble, on s'enfuira ensemble", dit Félicie à Victor, au début du film, après plusieurs tentatives infructueuses. Et un jour, ils y parviennent: ils échappent à la surveillance des responsables de l'orphelinat, prennent un train de marchandises pour Paris, et se retrouvent bientôt dans la capitale qui les éblouit, avec la Tour Eiffel et la statue de la Liberté en construction.

Livrés à eux-mêmes, les deux ados vont tenter de poursuivre, ensemble mais chacun de son côté, leur rêve: Félicie veut entrer à l'Opéra Garnier, Victor veut prouver ses talents d'inventeur à l'équipe de Gustave Eiffel. Ce ne sera pas facile, tous deux vont devoir travailler dur, se faire des amis, user de malice et surtout déjouer les mauvais sorts et avoir un brin de chance…

Doté d'un gros budget de 30 millions de dollars, le film est réalisé par deux Québécois à l'origine du projet, Eric Summer (qui a réalisé de nombreux téléfilms en France) et Eric Warin, et financé par trois producteurs français, Laurent Zeitoun, Yann Zenou et Nicolas Duval-Adassovsky, qui tentent l'aventure du cinéma d'animation après plusieurs succès dans les films "live" (ils sont notamment les producteurs de L’arnacœur, Intouchables ou Samba).

Le style de dessin est simple mais joli, l'histoire bien sûr finit bien après des moments de suspense, de tristesse et d'humour, et l'on s'attache à ces deux petits personnages dynamiques et audacieux, dans un décor du Paris en pleine mutation haussmannienne qui donne une touche frenchie à ce dessin animé. Et les scènes de danse, tournées sous la supervision des deux danseurs étoiles Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard, sont crédibles.

Les producteurs espèrent que le film, qui a une version en anglais, aura du succès à l'étranger. Dans la version française, les voix des deux petits héros sont celles de Camille Cottin et Malik Bentalha.

"On ne s’est jamais demandé ce que feraient les grands studios à notre place", affirme l'un des trois producteurs, Yann Zenou. "On a fait le film que l’on voulait voir en tant que spectateurs. Le fait d’être tous les trois français a dû jouer un rôle, inconsciemment!".

(Voir ci-dessous la bande-annonce du film):

 

Auteur : Jean-Michel Comte

Félicie et Victor, orphelins en Bretagne, veulent aller à Paris.