Simone Signoret: 30e anniversaire de sa mort (VIDEO)

Simone Signoret: 30e anniversaire de sa mort (VIDEO)

Publié le :

Lundi 28 Septembre 2015 - 20:34

Mise à jour :

Mardi 29 Septembre 2015 - 21:15
©Nana Productions/Sipa
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Il y a 30 ans, le 30 septembre 1985, disparaissait Simone Signoret, à l'âge de 64 ans. Elle laisse le souvenir de grands rôles, de "Casque d'or" à ses débuts jusqu'à "La vie devant soi" à la fin de sa carrière.

"La nostalgie n'est plus ce qu'elle était", disait-elle, joli titre de son autobiographie en 1976. Et pourtant... Il y a 30 ans, le 30 septembre 1985, disparaissait Simone Signoret, terrassée par un cancer du pancréas à l'âge de 64 ans.

Elle a laissé une trace éternelle dans l'histoire du cinéma, par des rôles tels que Dédée d'Anvers (1948) d'Yves Allégret, Casque d'or (1952) de Jacques Becker, Les diaboliques (1955) d'Henri-Georges Clouzot, Les sorcières de Salem (1957) de Raymond Rouleau ou, plus tard dans sa carrière, L'armée des ombres (1969) de Jean-Pierre Melville, Le chat (1971) de Pierre Granier-Deferre ou Judith Therpauve (1978) de Patrice Chéreau.

Les deux sommets de cette carrière furent l'Oscar de la meilleure actrice qu'elle remporta pour Les chemins de la haute ville (1959) de Jack Clayton et le César pour La vie devant soi (1978) de Moshé Mizrahi.

Sa vie privée et sa vie professionnelle se sont entrelacées puisqu'après avoir épousé en 1948 Yves Allégret, qu'elle avait rencontré en 1943 à 22 ans (il en avait 37) et avec qui elle eut une fille, Catherine Allégret en 1946, elle formera avec Yves Montand l'un des couples les plus mythiques, de 1949 (ils se sont mariés en 1951) jusqu'à sa mort. Montand, homme à femmes, du même âge qu'elle, est restée avec elle jusqu'au bout et, décédé en 1991, est enterré à ses côtés au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

C'est elle qui a inspiré à Montand, dans leur jeunesse, ses idées de gauche, et le couple, après avoir été dans les années 50 et 60 "compagnon de route" du Parti communiste, continuera par la suite de dénoncer les injustices, les dictatures et l'oppression, y compris dans les pays de l'Est. Mais ni elle ni lui n'appelleront ouvertement à voter pour tel parti ou tel candidat: "Finalement des gens comme nous, on est plutôt des pense-bêtes pour petites causes en grand danger d'être oubliées (...), pour des choses très ponctuelles, très précises, quand il y a une injustice quelque part", disait-elle à Anne Sinclair en 1981 à la télévision. "On ne se prend pas pour des maîtres à penser".

(Voir ci-dessous un extrait de Casque d'or, de Jacques Beker, en 1952, avec Simone Signoret et Serge Reggiani):

Simone Signoret dans "Dédée d'Anvers" en 1948.


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