L'éloge ardent de la liberté par Francois Sureau dans son discours de réception à l'Académie française

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FranceSoir
Publié le 04 mars 2022 - 22:06
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François Sureau reçu à l'Académie française, le 3 mars 2022
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Académie Française - capture d'écran
Le discours de réception de François Sureau, faisant l'éloge de Max Gallo, à l'Académie française le 3 mars 2022
Académie Française - capture d'écran

L’avocat et écrivain François Sureau, né en 1957, fervent défenseur des libertés publiques et détracteur de l’autoritarisme d’État, a été reçu jeudi 3 mars à l’Académie française. Il occupera le 24e fauteuil de l’Académie française, auquel ont siégé de prestigieuses figures de l’histoire de France, de Colbert à Jean-François Revel, en passant par La Fontaine, Marivaux, Poincaré et bien d’autres.

François Sureau, 64 ans, énarque, avocat, écrivain, colonel de réserve de la Légion étrangère, a été élu à ce siège laissé vacant par la mort de Max Gallo (1932-2017), auquel il rendra un vibrant hommage en même temps qu’il étrillera le recul des libertés qui lui sont si chères.

Un extrait fort de son discours vibrant :

« Le sens disparaît des institutions que notre histoire nous a léguées (...) Non, je ne crois pas que ce disciple de Voltaire et de Hugo se réjouirait de l’état où nous sommes, chacun faisant appel au gouvernement, aux procureurs, aux sociétés de l’information pour interdire les opinions qui le blessent (...) ; où gouvernement et Parlement ensemble prétendent, comme si la France n’avait pas dépassé la minorité légale, en bannir toute haine, oubliant qu’il est des haines justes et que la République s’est fondée sur la haine des tyrans. La liberté, c’est être révolté, blessé, au moins surpris, par les opinions contraires. Personne n’aimerait vivre dans un pays où des institutions généralement défaillantes dans leurs fonctions essentielles, celle de la représentation comme celles de l’action, se revancheraient en nous disant quoi penser, comment parler, quand se taire. Gallo l’avait pressenti. Et comme il voyait bien que nous en étions à la fin responsables, et non les seuls gouvernants, il a cru que le patriotisme, dont il s’était proposé de ranimer la flamme, nous garderait d’un tel déclin en nous rendant en quelque sorte à nous-mêmes. »

Le discours intégral de François Sureau (PDF)

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