Groupe "L'Express": 125 suppressions de postes prévus

Groupe "L'Express": 125 suppressions de postes prévus

Publié le :

Mardi 29 Septembre 2015 - 13:38

Mise à jour :

Mardi 29 Septembre 2015 - 13:44
©DR/L'Express
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les nouveaux dirigeants du groupe L'Express, racheté récemment au groupe Roularta, ont annoncé lundi un plan social de 125 suppressions d'emploi. Les salariés ont lancé une pétition en ligne et demandent à la direction de retirer son plan.

Le groupe Altice Media de Patrick Drahi, propriétaire du groupe L'Express (L'Express, L'Expansion, L'Etudiant, Lire, Studio Ciné-Live, Côté Maison, Classica), a présenté lundi après-midi aux élus du comité d'entreprise un plan social prévoyant 125 suppressions de postes sur 630 salariés.

Selon ce "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE), "seraient supprimés 125 postes (133 avec les pigistes) et les activités de L'Etudiant et de la régie publicitaire seraient filialisés, à hauteur de 222 postes", précise la rédaction de L'Express sur son site internet. "Ces mesures s'ajouteraient aux conséquences de la clause de cession, ouverte aux titulaires d'une carte de presse lors du changement d'actionnaire, au printemps. Quelque 115 journalistes en avaient alors bénéficié, sur les 630 salariés du groupe"

Principalement touchés par ce plan, selon la rédaction: les services support, direction générale, direction financière et des ressources humaines, informatique, services généraux, diffusion, fabrication et studio de création. "L'Express pourrait perdre jusqu'à 24 salariés, dont 21 journalistes, L'Expansion 4, Lire 1, les +pôles déco+ 6. Le service documentation, qui compte 6 journalistes, est amené à disparaître".

Le groupe L'Express a été vendu au début de l'année par son ancien propriétaire, le groupe belge Roularta, au groupe Altice Media de Patrick Drahi, patron de Numéricable et de SFR et coactionnaire de Libération, notamment.

Dans un courrier adressé aux salariés, la nouvelle direction affirme sa volonté de "pérenniser et développer sur le long terme"  le groupe L’Express mais dit avoir trouvé une situation financière "bien plus dégradée" que prévu. "Nous avons décidé d’agir rapidement", ajoute-t-elle, car "sans décisions de saine gestion –parfois douloureuses–, il nous sera impossible de construire ensemble un projet économiquement viable" .

Pour sa part la Société des journalistes de l'hebdomadaire demande "que Patrick Drahi retire son plan social et garantisse enfin les moyens nécessaires à l’avenir de L’Express et de l’ensemble des titres du groupe". Elle a lancé différentes initiatives pour mobiliser ses soutiens, à travers une pétition en ligne, une page Facebook et un compte Twitter.

Le PSE devait initialement prendre effet ce lundi 28 septembre, à l'issue du comité d'entreprise, mais l'intersyndicale a obtenu de la direction du groupe un délai jusqu'à vendredi prochain 2 octobre, "qui devrait être employé à négocier les différents points du plan", selon les représentants du personnel. Ceux-ci espèrent également rencontrer la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin.

Selon Le Monde, "c’est la menace d’un blocage du bouclage du prochain numéro de l’hebdomadaire –qui est finalisé le lundi soir– qui explique ce report".

L'hebdomadaire L'Express a été fondé en 1953 par Jean-Jacques Servan -Schreiber et Françoise Giroud. Sa diffusion actuelle est chiffrée à 450.000 exemplaires par l'OJD (Organisme de justification de la diffusion).

 

La Une du dernier numéro de "L'Express".


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